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Hermès entre dans le domaine des casques Bluetooth ANC
Un casque de luxe à un prix exorbitant
À 11 800 €, soit environ 15 000 USD, Hermès bouleverse les attentes avec le lancement de son tout premier casque Bluetooth ANC cet été.
Conçu par l’atelier Ateliers Horizons à Paris, son design industriel est d’une élégance indéniable. Néanmoins, l’origine des composants internes tels que les drivers, amplificateurs, microphones, circuits ANC et récepteurs Bluetooth reste un mystère.
La présence d’une connexion USB-C vers USB-C pourrait laisser penser à la collaboration avec une célèbre entreprise audio française, mais ce n’est pas encore confirmé.
Des caractéristiques haut de gamme
Les détails techniques semblent être enveloppés de mystère, avec, selon le site d’Hermès, des caractéristiques telles que:
« Le son est dirigé vers l’oreille externe, protégeant ainsi les tympans et prévenant la fatigue auditive induite par le bruit » et « Une reproduction sonore naturelle grâce à des basses équilibrées et des tweeters précis d’une clarté exceptionnelle ».
Cependant, l’intégration de tweeters dans un casque supra-auriculaire suscite des doutes quant à l’efficacité de cette approche, déjà testée sans succès par Final et Nura.

Un design reflétant le savoir-faire Hermès
La majeure partie du coût des casques réside sans doute dans le savoir-faire artisanal avec un arceau en cuir, des coques en cuir, et des coussinets d’oreilles en peau d’agneau, qui soulignent l’artisanat de sellier selon Hermès.
Les parties métalliques en aluminium micro-sablé et satiné, gravées du logo de la marque, ajoutent une touche de luxe.
Un poids qui se fait sentir
Bien que visuellement élégants, ces casques pèsent 415 g, surpassant l’Apple AirPods Max à 384 g, le Focal Bathys 2 à 350 g et le Sony WH-1000XM6 à 254 g.
Chaque gramme compte quand il s’agit de confort. La marque mise sur le prestige de la marque pour compenser ce que la qualité sonore et l’esthétique offrent moins.
Un débat enflammé a surgi en ligne après l’annonce d’un ami fortuné qui s’est vanté sur Facebook de vouloir les acheter dès leur sortie.
Les échanges dans la section des commentaires ont souligné des divergences de perception :
« Tu es un idiot. Tout ce qu’il te faut, c’est une paire de Meze Empyrean II qui coûte 3000 $. Ce sont les meilleurs casques que j’ai jamais eus », a écrit un intervenant.
« Non, c’est toi l’idiot. Une paire de Dan Clark E3 pour 2000 $ suffit largement », a répondu un autre.
Et cela a continué :
« Tu es idiot aussi. Tout ce dont tu as besoin, c’est une paire de Sennheiser HD600S2 à moins de 500 € ».
« Vous êtes tous des idiots. J’ai mes Koss Porta Pro depuis plus de deux ans, et ils se vendent encore 99 € ou 50 $ aux États-Unis. Les Koss sont tout ce dont on a besoin. »
Ces discussions soulèvent plusieurs observations :
- Chacun est libre de choisir comment dépenser son revenu disponible, même si cela concerne principalement la notoriété de la marque. La plupart des gens voient le prix, lèvent les yeux au ciel, et passent à autre chose…
- Certains ne peuvent s’empêcher de critiquer les acheteurs de produits de luxe, souvent pour se conforter dans leurs propres choix de casques moins coûteux. C’est une façon de composer avec la dichotomie du coût croissant pour une rentabilité décroissante.
- L’inégalité des revenus souligne la variabilité des revenus disponibles, rendant le plafond d’un homme le plancher d’un autre.
- Seul le marché soutiendra ou non un casque à 11 800 €. Le jugement sera dicté par le comportement des consommateurs face à une telle offre.
Avis aux amatrices et aux amateurs !
Pour plus d’informations : Hermès
