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AudioQuest DragonFly Copper : le dongle DAC USB renaît avec puce ESS ES9218, boîtier cuivre anti-RF et puissance doublée

DAC USB nomade AudioQuest DragonFly Copper au boîtier plaqué cuivre avec logo libellule rouge, relié à un filtre JitterBug FMJ puis à un adaptateur DragonTail USB-C branché sur un ordinateur portable, sortie casque 3,5 mm à gauche
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Ecrit par Thierry

Par Thierry | Publié le 14 juin 2026

Ce qu’il faut retenir

  • Le AudioQuest DragonFly Copper est le cinquième modèle de la lignée de dongles DAC USB de la marque américaine, et le premier nouveau venu depuis la DragonFly Cobalt de 2019. Tarif 249€ en Europe (250$ US, 229£ UK), expédition annoncée pour septembre 2026.
  • Au cœur du boîtier : une puce ESS Sabre ES9218 qui combine DAC 32 bits et ampli casque, une sortie de 2,1 V qui double la puissance de toute DragonFly précédente, et un tirage de courant réduit de 25%. Le boîtier plaqué cuivre sert à drainer le bruit radioélectrique.
  • Connexion USB-A avec adaptateur DragonTail USB-C fourni, plafond maintenu à 24 bits/96 kHz, abandon du MQA, compatibilité retrouvée avec le filtre JitterBug. Compatible Mac, Windows, Linux, iOS et Android.

AudioQuest DragonFly Copper, le pionnier du dongle DAC revient au cuivre

Sept ans après la Cobalt, AudioQuest réveille sa célèbre libellule. Le DragonFly Copper n’est pas une simple variation de couleur : sous le boîtier plaqué cuivre, la marque a changé la puce de conversion, doublé la puissance de sortie et réduit la consommation. Une mise à jour patiente, fidèle à la philosophie d’une gamme qui n’a jamais procédé par grands bonds, mais par retouches ciblées là où l’écoute en profite.

DAC USB AudioQuest DragonFly Copper au boîtier plaqué cuivre avec prise USB-A dorée et logo libellule, présenté à côté de l'adaptateur DragonTail USB-A vers USB-C noir fourni d'origine, sur fond blanc

DAC USB AudioQuest DragonFly Copper au boîtier plaqué cuivre avec prise USB-A dorée et logo libellule, présenté à côté de l’adaptateur DragonTail USB-A vers USB-C noir fourni d’origine, sur fond blanc

Un dongle DAC, c’est l’une des formes les plus simples de la hi-fi : on le branche sur le port USB d’un smartphone, d’un Mac ou d’un PC, et il prend en charge la conversion du signal numérique en analogique avant de l’envoyer vers un casque ou un système hi-fi via sa sortie 3,5 mm à volume réglable. La première DragonFly de 2012 a largement contribué à faire naître cette catégorie de produits. Pour qui veut comparer les approches du marché, notre comparatif des DAC USB nomades rassemble les références marquantes du segment.

Le principe n’a pas bougé depuis quatorze ans. Ce qui a changé, et c’est considérable, c’est ce qui se trouve à l’intérieur. AudioQuest annonce avoir écoulé plus de 300 000 DragonFly dans le monde, un socle qui place la barre haut pour ce nouveau modèle.

Une puce ESS ES9218 au cœur du dongle

La grande nouveauté tient dans le silicium. Là où la Cobalt et ses devancières intégraient un décodeur MQA, le Copper en fait l’économie. Le format de streaming MQA s’étant largement effondré, AudioQuest a saisi l’occasion : sans la charge de traitement numérique liée au MQA, la marque a pu retenir un microprocesseur moins gourmand en énergie, ce qui a libéré de la place pour une puce de conversion plus capable. Le Copper embarque ainsi la ESS Sabre ES9218, un composant qui réunit DAC et amplificateur casque dans une seule puce.

💡 Pour comprendre : qu’est-ce qu’un dongle DAC ?

Un dongle DAC est un petit convertisseur numérique-analogique au format clé USB, sans batterie. Il se branche sur le port USB de votre téléphone ou ordinateur et remplace la puce audio intégrée de l’appareil, souvent médiocre, par une électronique dédiée bien plus soignée. Le signal numérique de vos fichiers ou de votre streaming est converti en signal analogique directement dans le dongle, puis envoyé à votre casque. Avantage : pas de recharge, un encombrement minimal, et une amélioration audible immédiate pour qui part d’une sortie casque de smartphone ou de laptop.

L’une des plus fortes demandes de nos clients portait sur la puissance casque. Nous avons sollicité ESS, qui a livré l’ES9218, un combo DAC et ampli casque intégré. Cela nous a donné deux fois la puissance casque de toute DragonFly précédente.

La conséquence pratique est nette : les casques qui peinaient à s’exprimer sur les anciennes DragonFly devraient trouver dans le Copper un partenaire bien plus à l’aise. La sortie est spécifiée jusqu’à 2,1 V, et le tirage de courant baisse de 25% par rapport aux modèles précédents, une bonne nouvelle pour qui alimente un dongle depuis la batterie d’un smartphone. AudioQuest ne communique toutefois aucune valeur en watts, point sur lequel nous resterons prudents.

Un plafond maintenu à 24 bits/96 kHz, un choix assumé

Comme toutes les DragonFly avant lui, le Copper plafonne à 24 bits/96 kHz. Le concepteur l’explique sans détour : l’USB High Speed, nécessaire pour les résolutions supérieures, tire nettement plus de courant et génère davantage de chaleur, pour un bénéfice à l’écoute jugé minime. L’USB Full Speed, qui culmine précisément à 24 bits/96 kHz, a toujours été un choix délibéré de la gamme, et cela n’a pas changé.

💡 Pour comprendre : USB Full Speed contre High Speed

Le DragonFly fonctionne en USB Full Speed, un mode de transfert qui se contente d’une consommation modeste mais limite le débit, donc la résolution maximale, à 24 bits/96 kHz. Passer en USB High Speed permettrait de monter plus haut en résolution, mais au prix d’un appétit énergétique et d’un dégagement thermique bien supérieurs, problématiques pour un appareil alimenté par la batterie d’un téléphone. AudioQuest fait le pari que la grande majorité des fichiers et flux musicaux tiennent dans le 24/96, et que le jeu n’en vaut pas la chandelle pour un dongle nomade. Un choix d’ingénierie, pas une limite subie.

La libellule qui change de couleur

Fidèle à la tradition de la gamme, le logo en forme de libellule sur le dessus du boîtier change de couleur selon la résolution du flux entrant. Un repère visuel pratique pour vérifier d’un coup d’oeil que la source envoie bien le format attendu, sans passer par un menu logiciel.

DAC USB nomade AudioQuest DragonFly Copper vu de trois quarts, boîtier plaqué cuivre brillant, prise USB-A dorée, logo libellule blanc et logotype aq, sur fond blanc

Le boîtier plaqué cuivre du DragonFly Copper, dont la fonction première est de drainer le bruit radioélectrique loin du circuit audio.

Le cuivre, bien plus qu’un argument marketing

Le boîtier plaqué cuivre n’est pas qu’un clin d’oeil au nom du produit. AudioQuest indique avoir réutilisé ce qu’elle a appris en développant sa gamme de câbles d’interconnexion haut de gamme, dont les connecteurs emploient un placage cuivre épais pour évacuer les interférences radioélectriques hors du chemin du signal. La même logique s’applique ici : un cuivre déposé directement sur le boîtier conduit le bruit RF loin du circuit audio plus efficacement que le polymère, le laiton, le zinc ou l’aluminium.

💡 Pour comprendre : pourquoi un boîtier cuivre draine le bruit RF

Les ports USB des ordinateurs portables et des smartphones sont des environnements électriquement bruyants : ils rayonnent des parasites radioélectriques (RF) qui peuvent venir polluer un signal audio sensible. Le cuivre est un excellent conducteur, y compris à ces hautes fréquences parasites. En plaquant le boîtier de cuivre, AudioQuest crée une surface qui capte ces parasites et les évacue vers la masse, plutôt que de les laisser s’inviter dans le circuit de conversion. C’est le même principe qu’une cage qui détourne les perturbations avant qu’elles n’atteignent l’électronique délicate.

Le branchement repensé et le retour du JitterBug

La prise USB-A du Copper se connecte directement à n’importe quelle prise USB-A, par exemple sur un vieux portable Windows. Pour les appareils en USB-C, l’adaptateur DragonTail USB-A vers USB-C fourni est nécessaire, et il est livré déjà fixé. Les DragonFly précédentes étaient livrées avec un capuchon amovible, régulièrement égaré : AudioQuest l’a tout simplement supprimé.

Autre détail réglé : la relation parfois délicate de la Cobalt avec le filtre USB JitterBug de la marque. La Cobalt intégrait une partie de la technologie de filtrage du JitterBug, ce qui rendait l’association redondante voire contre-productive. Le Copper, lui, ne l’intègre pas : les deux peuvent donc être utilisés ensemble par qui cherche un plancher de bruit encore plus bas.

DAC USB nomade AudioQuest DragonFly Copper au boîtier cuivre avec logo libellule rouge allumé, relié par l'adaptateur DragonTail USB-C à un smartphone, un câble AudioQuest gainé branché sur sa sortie casque 3,5 mm, sur fond sombre

Le DragonFly Copper relié à un smartphone via l’adaptateur DragonTail USB-C, logo libellule en rouge signalant la résolution du flux, câble AudioQuest branché sur la sortie 3,5 mm.

Prix, disponibilité et assemblage

Le DragonFly Copper est assemblé aux États-Unis à partir de composants importés. Il arrive à 250$ aux États-Unis, soit 50$ de moins que le tarif de lancement de la Cobalt en 2019 (299$), et 249€ pour l’Europe. Au Royaume-Uni, il est affiché à 229£.

L’expédition est annoncée pour septembre 2026. À l’heure où nous écrivons, le Copper n’est donc pas encore référencé sur les circuits de vente français, et notamment pas sur Amazon France, où l’on trouve en revanche les anciens modèles de la gamme. Les amateurs qui ne veulent pas attendre peuvent en attendant explorer notre sélection de DAC USB nomades disponibles dès maintenant.

Positionnement et concurrence

À 249€, le Copper se place au milieu d’un segment de dongles DAC bien plus peuplé qu’en 2012. La concurrence directe inclut aujourd’hui des références comme l’iFi GO bar, le FiiO KA17, le Questyle M15 ou, à un cran au-dessus en tarif, le Chord Mojo 2. Chacun joue sa partition entre puissance casque, gestion du bruit, formats haute résolution et autonomie.

AudioQuest ne cherche pas à remporter la bataille des chiffres sur la fiche technique. Le Copper revisite la formule d’origine : fonctionnement immédiat, puissance casque réellement exploitable, faible consommation et format de poche, sans cérémonie.

Le Copper ne fera pas basculer un système haute-fidélité déjà abouti vers une autre dimension. Il joue ailleurs : la porte d’entrée discrète vers une écoute plus propre, à garder dans une poche ou au bout d’un câble USB, là où la carte son d’origine d’une machine montre ses limites. Pour qui veut creuser les alternatives au format dongle, notre dossier sur les DAC USB pour casque détaille les critères de choix selon le profil d’usage.

Pour qui, à quelles conditions

Le Copper vise précisément l’auditeur qui veut améliorer nettement le son d’un ordinateur ou d’un téléphone sans s’encombrer d’un appareil supplémentaire à recharger. Le tirage de courant réduit et la puissance casque doublée en font un compagnon plus polyvalent que ses prédécesseurs, capable d’animer des casques jusque-là un peu exigeants pour la gamme. Pour ceux qui cherchent davantage de résolution native au-delà du 24/96, ou une autonomie sur batterie dédiée, un dongle plus musclé ou un baladeur s’imposera, mais avec un encombrement et un budget différents.

Si ce profil nomade et simple vous parle mais que vous hésitez encore sur le bon modèle selon votre casque, sinon je suis là pour affiner le choix selon votre matériel. La fiche produit officielle complète est disponible sur le site AudioQuest.

FAQ – AudioQuest DragonFly Copper

Qu’est-ce que le AudioQuest DragonFly Copper ?

Le DragonFly Copper est un dongle DAC USB, c’est-à-dire un convertisseur numérique-analogique au format clé USB, qui fait aussi office de préamplificateur et d’amplificateur casque. C’est le cinquième modèle de la lignée DragonFly d’AudioQuest et le premier nouveau venu depuis la Cobalt de 2019. Il se branche sur un Mac, un PC, un appareil iOS ou Android pour contourner la puce audio interne et délivrer un son plus propre vers un casque, des enceintes actives ou un système hi-fi. Tarif annoncé à 249€ en Europe, pour une sortie en septembre 2026.


Quelle puce DAC équipe le DragonFly Copper ?

Le Copper embarque une puce ESS Sabre ES9218, un composant 32 bits qui combine dans un seul boîtier la conversion numérique-analogique et l’amplification casque. Ce choix a été rendu possible par l’abandon du décodage MQA, qui a libéré de la ressource pour une puce de conversion plus capable tout en réduisant la consommation. La sortie est spécifiée jusqu’à 2,1 V, ce qui double, selon AudioQuest, la puissance casque de toute DragonFly précédente. La marque ne communique toutefois pas de valeur de puissance en watts.


Le DragonFly Copper est-il compatible avec un iPhone ou un smartphone Android ?

Oui. Le Copper se branche sur un ordinateur Windows, Mac ou Linux, sur un appareil iOS et sur un smartphone ou une tablette Android. Sa prise est de type USB-A, et un adaptateur DragonTail USB-A vers USB-C est fourni d’origine (déjà fixé) pour les appareils dotés d’un port USB-C. Aucun pilote ni logiciel spécifique n’est requis, le dongle respectant les normes USB Audio Class.


Quelle résolution audio le Copper prend-il en charge ?

Comme toutes les DragonFly, le Copper plafonne à 24 bits/96 kHz et prend en charge le PCM aux fréquences 44,1, 48, 88,2 et 96 kHz. Ce plafond est un choix d’ingénierie assumé : il permet de rester en USB Full Speed, peu gourmand en courant et en chaleur, plutôt qu’en USB High Speed qui consommerait beaucoup plus pour un bénéfice à l’écoute jugé minime sur un appareil nomade. Le logo libellule change de couleur selon la résolution du flux entrant.


À quoi sert le boîtier en cuivre ?

Le boîtier plaqué cuivre n’est pas un simple choix esthétique. Le cuivre étant un excellent conducteur, y compris aux fréquences radioélectriques parasites, il capte le bruit RF émis par les ports USB d’ordinateurs et de smartphones et l’évacue loin du circuit audio. AudioQuest a repris cette approche de sa gamme de câbles d’interconnexion haut de gamme. Selon la marque, le cuivre déposé directement sur le boîtier draine ces parasites plus efficacement que le polymère, le laiton, le zinc ou l’aluminium.


Peut-on utiliser le Copper avec le filtre JitterBug d’AudioQuest ?

Oui, et c’est une nouveauté par rapport à la Cobalt. Cette dernière intégrait une partie de la technologie de filtrage du JitterBug, ce qui rendait l’association des deux redondante, voire contre-productive. Le Copper n’intègre pas ce filtrage : il peut donc être associé à un JitterBug pour qui cherche à abaisser encore le plancher de bruit. À noter aussi : le capuchon amovible des anciens modèles, souvent égaré, a été supprimé.


Quel est le prix du DragonFly Copper et quand sort-il ?

Le DragonFly Copper est annoncé à 249€ en Europe, 250$ aux États-Unis et 229£ au Royaume-Uni. C’est 50$ de moins que le tarif de lancement de la Cobalt en 2019 (299$). L’expédition est prévue pour septembre 2026. À ce stade, le produit n’est pas encore référencé sur Amazon France, où l’on trouve en revanche les anciens modèles de la gamme. Il est assemblé aux États-Unis à partir de composants importés.


Quels sont les concurrents du DragonFly Copper à ce tarif ?

Le segment des dongles DAC s’est beaucoup densifié depuis 2012. Au tarif du Copper ou dans son voisinage, on croise notamment l’iFi GO bar, le FiiO KA17 et le Questyle M15, tandis que le Chord Mojo 2 se situe à un cran au-dessus en prix et en format. Chacun joue sur un équilibre différent entre puissance casque, gestion du bruit, prise en charge des hautes résolutions et autonomie. La force du Copper reste sa simplicité d’usage, sa faible consommation et son héritage de plus de 300 000 unités vendues.

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Thierry

Salut, c'est Thierry.

Depuis 2019, je teste indépendamment des centaines de DAC et amplis.

Mon but ? Vous aider à naviguer dans la jungle de la Hi-Fi pour trouver le son parfait, sans vous tromper.

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