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Burson Audio Soloist & Conductor Stellar : la Classe A discrète enfin accessible sous 2 000 € !

Amplificateur casque Burson Audio Stellar posé sur un bureau épuré, entouré d'un casque en bois et d'une tasse de café, dans un intérieur lumineux
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Ecrit par Thierry

Par Thierry | Publié le

🚀🎧 Ce qu’il faut retenir

  • Burson Audio annonce deux amplificateurs casque desktop, le Soloist Stellar (pur ampli analogique) et le Conductor Stellar (DAC-ampli intégré), entre le Party Playmate 3 et la gamme Grand Tourer.
  • Amplification Classe A discrète avec quatre transistors ON Semiconductor MJE15032 par canal — dissipation thermique 100 % passive, zéro ventilateur.
  • Le Conductor Stellar embarque un DAC ESS ES9039PRO, compatible PCM 32 bits/768 kHz et DSD512, avec Bluetooth 5.0 LDAC/aptX HD via puce Qualcomm CSR8675.
  • Sortie IEM dédiée sur les deux modèles, avec plancher de bruit abaissé pour les intra-auriculaires à haute sensibilité.
  • 5 watts en symétrique sous 32 ohms — et une sortie subwoofer mono RCA inattendue sur les deux unités.
  • Soloist Stellar à 1 600 € / Conductor Stellar à 1 900 €, disponibles dès maintenant en Standard Edition.

Le constructeur australien Burson Audio vient d’annoncer deux nouveaux amplificateurs casque desktop : le Soloist Stellar et le Conductor Stellar. Ces deux appareils s’insèrent entre le Party Playmate 3 et la série Grand Tourer – une gamme intermédiaire que la marque n’avait pas encore vraiment occupée avec des composants aussi sérieux.

Les deux modèles partagent la même architecture d’amplification Classe A discrète et le même châssis de 5 kg. Seule la section numérique du Conductor Stellar les distingue… et c’est là que les profils d’acheteurs divergent radicalement.

Classe A discrète : pourquoi ça compte

Sur le papier, « Classe A » est devenu un argument marketing galvaudé. Ici, Burson va plus loin que l’étiquette : quatre transistors ON Semiconductor MJE15032 par canal, dans un étage entièrement discret — c’est-à-dire sans circuit intégré dans le chemin du signal.

Un amplificateur en Classe A laisse ses transistors conducteurs en permanence, même en l’absence de signal. Résultat : zéro distorsion de croisement (le défaut typique des amplis Classe B ou A/B au passage à zéro du signal). La contrepartie est une consommation élevée et une chaleur importante — d’où le châssis à ailettes et grilles de ventilation passive. Pas de ventilateur, pas de bruit mécanique parasite dans l’environnement d’écoute.

C’est la même philosophie que Burson a appliquée sur ses amplificateurs Soloist précédents, qui ont construit la réputation de la marque chez les audiophiles casque exigeants. La gamme Stellar pousse cette logique dans un format plus accessible financièrement.

Burson Audio Stellar de face sur marbre blanc : bouton de volume orange, afficheur OLED bleu, sorties casque XLR et jack, casque à coque en bois et câble tressé argenté

Le Burson Audio Stellar et sa philosophie en un seul regard : un châssis taillé dans la masse, un potentiomètre de volume qui s’assume, et des sorties casque qui n’ont pas peur des câbles tressés en argent.

Le Soloist Stellar : pour les utilisateurs qui ont déjà leur DAC

Le Soloist Stellar est un amplificateur casque et préamplificateur à entrées exclusivement analogiques : XLR symétrique et RCA asymétrique. Pas d’USB, pas de Bluetooth – une philosophie assumée pour ceux qui disposent déjà d’un DAC audio séparé et ne souhaitent pas payer deux fois pour une conversion numérique-analogique.

Les sorties casque couvrent les trois formats courants : XLR 4 broches symétrique, jack 6,35 mm asymétrique et mini-jack 3,5 mm. Un étage IEM dédié complète l’ensemble avec un plancher de bruit significativement abaissé — une attention rare à ce niveau de gamme, qui évite de noyer les intra-auriculaires à haute sensibilité dans le bruit de fond de l’amplificateur.

Côté préamplification, les sorties XLR et RCA permettent d’alimenter directement un ampli de puissance ou des enceintes actives. Deux réglages indépendants de balance de canaux- l’un pour la sortie casque, l’autre pour les enceintes – permettent de corriger une asymétrie acoustique de la pièce ou une légère différence de perception entre les deux oreilles. C’est une fonctionnalité que l’on trouve rarement à ce prix, et qui peut changer la vie pour certains auditeurs.

Le Conductor Stellar : le DAC ES9039PRO embarqué

Le Conductor Stellar reprend châssis et amplification du Soloist en y ajoutant une section numérique complète. Son convertisseur repose sur la puce ESS ES9039PRO – le chip phare d’ESS Technology, qui équipe aujourd’hui plusieurs des meilleurs DAC de bureau du marché dans la tranche 1 000–3 000 €.

L’ES9039PRO se distingue par ses très bas niveaux de distorsion harmonique et un rapport signal/bruit parmi les meilleurs de sa génération. Alimenté par trois entrées numériques – une USB-C via récepteur XMOS doublée d’une optique TOSLINK – il prend en charge le PCM jusqu’au 32 bits/768 kHz et le DSD jusqu’au DSD512. Ce sont des formats que peu de sources atteignent encore en pratique, mais qui garantissent une compatibilité totale avec toutes les bibliothèques haute résolution actuelles et futures.

Le Bluetooth 5.0 est confié à une puce Qualcomm CSR8675 supportant LDAC, aptX HD et AAC – de quoi couvrir les sources Android (LDAC) et iOS (AAC) sans compromis majeur sur la qualité.

En analogique, le Conductor Stellar dispose d’une paire XLR, d’une paire RCA et d’une entrée microphone bypass pensée pour les casques gaming avec micro intégré – un geste d’ouverture vers un usage plus polyvalent qui pourra surprendre dans une gamme aussi orientée hi-fi pure.

À noter : l’exemplaire utilisé pour les photos presse affiche « Stella » au lieu de « Stellar » sur la face arrière. On espère que les unités de série corrigeront cette coquille avant l’expédition…

Face arrière du Burson Audio Soloist Stellar (modèle S-220) : connecteurs XLR symétriques, sorties RCA, sortie subwoofer SUB étiquetée, et dissipateur thermique passif à ailettes orange

La face arrière du Soloist Stellar (modèle S-220, design Burson Audio Melbourne) ne laisse aucun doute : XLR entrée et sortie, RCA, sortie SUB mono clairement étiquetée — et les ailettes du dissipateur passif qui rappellent que la Classe A, ça chauffe… mais ça en vaut la peine.

Fiche technique complète

Commun aux deux modèles

  • Amplification : Classe A discrète, 4 × ON Semiconductor MJE15032 par canal
  • Dissipation thermique : passive (ailettes + grilles)
  • Sorties casque : XLR 4 broches symétrique / Jack 6,35 mm / Mini-jack 3,5 mm
  • Sortie IEM dédiée (plancher de bruit réduit)
  • Puissance symétrique : 5 watts sous 32 ohms
  • Puissance asymétrique : 2,5 watts sous 32 ohms
  • Puissance IEM symétrique : 500 milliwatts sous 32 ohms
  • Puissance IEM asymétrique : 250 milliwatts sous 32 ohms
  • Sorties préamplificateur : XLR + RCA + Subwoofer mono RCA
  • Balance de canaux indépendante (casque / enceintes)
  • Dimensions : 210 × 200 × 75 mm
  • Poids : environ 5 kg

Conductor Stellar uniquement

  • DAC : ESS ES9039PRO
  • Entrées numériques : USB-C (XMOS) / TOSLINK
  • Formats PCM : jusqu’à 32 bits / 768 kHz
  • Formats DSD : DSD64 à DSD512
  • Bluetooth : 5.0 — LDAC / aptX HD / AAC (Qualcomm CSR8675)
  • Entrées analogiques : XLR + RCA + bypass microphone

La sortie subwoofer : le détail qui surprend

Les deux unités embarquent une sortie subwoofer monophonique sur RCA, en complément des sorties préamplificateur classiques. Burson ne précise pas la fréquence de coupure ni le type de filtrage appliqué dans son communiqué — ce sera à vérifier à l’usage. Mais la présence de cette sortie ouvre la voie à une configuration 2.1 sans processeur externe, ce qui est inattendu sur des amplificateurs casque de cette catégorie.

Face à la concurrence : que valent vraiment les Stellar ?

À 1 600 € pour le Soloist Stellar et 1 900 € pour le Conductor Stellar, Burson se positionne sur un segment dense. Voici comment ils se situent face aux références du marché :

  • Ferrum OOR (≈ 1 900 €) : ampli pur comme le Soloist, Classe A/B discret, très estimé — mais sans sortie IEM dédiée ni balance de canaux indépendante.
  • Chord Hugo TT2 (≈ 4 500 €) : DAC/ampli avec technologie FPGA propriétaire, au-dessus du Conductor en budget mais aussi dans une autre philosophie de conversion.
  • RME ADI-2 DAC FS (≈ 1 200 €) : polyvalence maximale, mesures exemplaires, mais amplification casque moins musclée — 5 watts sous 32 ohms, c’est une proposition nettement plus généreuse pour les casques planaires difficiles à driver.
  • Topping A90D + D90LE (stack, ≈ 1 200 €) : performances mesurées imbattables à ce prix, mais philosophie radicalement différente — Classe A/B, circuit intégré, pas de Classe A discrète.

La vraie proposition de valeur des Stellar, c’est la combinaison Classe A discrète + sortie IEM dédiée + balance de canaux + sortie subwoofer dans un seul boîtier. C’est difficile à trouver ailleurs à ce tarif.

Tarifs et disponibilité

Le Soloist Stellar est proposé à 1 600 € / 1 500 USD, le Conductor Stellar à 1 900 € / 1 800 USD. Les versions Standard Edition sont disponibles immédiatement.

Des versions améliorées existent sur commande spéciale – Burson Audio ne précise pas la nature de ces upgrades dans son communiqué, ce qui est frustrant. Composants de qualité supérieure ? Alimentation linéaire renforcée ?

Affaire à suivre!

Pour plus d’informations : Burson Audio

 

Questions fréquentes sur les Burson Audio Stellar

Quelle est la différence entre le Soloist Stellar et le Conductor Stellar ?

Le Soloist Stellar est un amplificateur casque et préamplificateur purement analogique, sans DAC ni connectique numérique. Le Conductor Stellar y ajoute un DAC ESS ES9039PRO, des entrées numériques (USB-C, TOSLINK), le Bluetooth 5.0 LDAC et une entrée microphone bypass. L’amplification Classe A discrète est identique sur les deux modèles.

Les Burson Audio Stellar peuvent-ils driver des casques planaires exigeants ?

Avec 5 watts en mode symétrique sous 32 ohms, oui — c’est une puissance confortable pour la grande majorité des casques planaires du marché, y compris des modèles réputés difficiles comme les HiFiMAN Arya ou les Audeze LCD-X. Les casques extrêmement résistants comme le Susvara (83 dB/mW, 60 ohms) nécessiteraient à tester en conditions réelles.

La sortie IEM des Burson Stellar est-elle vraiment utile ?

Oui, et c’est un vrai point fort. Un amplificateur Classe A avec 5 watts de puissance génère un bruit de fond non négligeable qui peut être audible sur des IEM à très haute sensibilité (110 dB/mW et plus). L’étage IEM dédié réduit ce plancher de bruit spécifiquement pour ces usages — ce qui évite d’avoir à ajouter un adaptateur de réduction de gain entre l’ampli et les écouteurs.

Le Conductor Stellar peut-il remplacer un préamplificateur dans une chaîne hi-fi complète ?

Oui. Les sorties XLR et RCA préamplificateur permettent d’alimenter directement un ampli de puissance ou des enceintes actives. La balance de canaux indépendante facilite la correction de l’asymétrie de la pièce. La sortie subwoofer mono RCA complète le tableau pour une configuration 2.1. C’est un usage pleinement prévu par Burson.

Pourquoi les Burson Stellar pèsent-ils 5 kg ?

Le poids s’explique par la combinaison de l’alimentation linéaire interne (généralement un transformateur toroïdal conséquent) et du châssis en aluminium épais qui sert de radiateur thermique passif pour l’amplification Classe A. C’est un indicateur indirect de sérieux constructif — les appareils légers dans cette catégorie recourent généralement à des alimentations à découpage moins favorables à la pureté du signal audio.

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Thierry

Salut, c'est Thierry.

Depuis 2019, je teste indépendamment des centaines de DAC et amplis.

Mon but ? Vous aider à naviguer dans la jungle de la Hi-Fi pour trouver le son parfait, sans vous tromper.

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