Par Thierry | Publié le
🚀 Ce qu’il faut retenir
- Conversion DSD exclusive : Tout signal PCM est converti en DSD64/128/256 via un processeur 64 bits haute précision.
- Architecture Audiophile : Étages de sortie Class A sans contre-réaction et transformateurs Lundahl à noyau amorphe.
- Musicalité : Une approche sonore inspirée du vinyle, offrant une fluidité et une dynamique rare pour du numérique.
- Polyvalence : Une gestion exemplaire du PCM qui profite de la pureté du moteur de conversion DSD.
APL Hi-Fi n’est pas une marque que l’on croise à chaque coin de salon hifi. Le spécialiste bulgare du numérique haut de gamme cultive une discrétion inversement proportionnelle à l’ambition de ses composants.
Le DSD-WR – “World Reference”, le nom est assumé – est le convertisseur numérique-analogique de référence tout transistors de la maison. Et à l’écoute, le nom n’est pas usurpé.
Sommaire
Une gamme en construction, un DAC déjà abouti
Le catalogue APL Hi-Fi est en pleine expansion. Amplificateurs, enceintes, sources numériques — la plupart affichent encore un statut “coming soon”.
Pour l’instant, deux DAC sont en production : le DSD-WR à 19 000 £, et le DSD-GR (“Galactic Reference”) – un étage de sortie à tubes couplé par transformateurs, à environ trois fois ce tarif.
Les deux partagent le même châssis usiné avec soin, reposant sur trois pieds découplés en acier inoxydable non magnétique. À 12 kg sur la balance, le sérieux est immédiatement palpable.
Tout convertir en DSD : une philosophie, pas un compromis
La présence de “DSD” dans le nom dit tout sur la philosophie d’Alex Peychev, le fondateur d’APL. Il n’y a pas d’autre type de DAC dans la gamme – uniquement des convertisseurs DSD. Les signaux PCM entrants sont convertis en format 1 bit via un module de conversion PCM-vers-DSD 64 bits. Le DAC final reçoit les signaux en DSD128 ou DSD256 – soit un suréchantillonnage par deux ou par quatre.
Peychev résume son approche : le DSD-WR est “inspiré par la qualité sonore du vinyle – il cherche à restituer un caractère sonore naturel, riche et spacieux comparable.”

La face arrière du DSD-WR dévoile une connectique exhaustive, incluant l’entrée propriétaire DTR (I2S) pour une liaison optimale avec les sources APL et une borne de masse dédiée pour les puristes.
Architecture : aucun compromis technique
Le DSD-WR ne laisse rien au hasard dans sa conception interne :
- Entrée USB : PCM jusqu’à 384 kHz/32 bits, DSD natif jusqu’à DSD256
- Chips DAC : configuration parallèle, deux puces par canal en mode différentiel, uniquement en mode DSD, architecture Class A propriétaire
- Horloges maëtresses : femto-horloges à ultra-faible bruit
- Atténuation : contrôle de volume variable par pas de 0,5 dB, sans décimation
- Étage de sortie : Class A, couplage par transformateurs Lundahl à noyau amorphe et bobinage en cuivre OFC, sans contre-réaction, sans op-amps, sans relais mécaniques
- Alimentation : transformateur R-core symétrique custom, également bobiné en cuivre OFC
La connectique arrière comprend les entrées/sorties habituelles (AES/EBU, deux coaxiaux, USB) ainsi qu’une connexion RJ45 propriétaire DTR pour recevoir des signaux I2S depuis les sources APL – pour l’instant uniquement le serveur/streamer NSP-GR.
Un point de masse est également disponible en façade arrière, une option de plus en plus appréciée des audiophiles équipés de boîtiers de gestion de terre.
Rodage : patience requise
La télécommande — aussi bien finie que l’appareil lui-même — permet de contrôler le volume depuis son fauteuil et d’accéder aux trois filtres PCM :
- Non-oversampling (sans suréchantillonnage)
- Slow roll-off (pente douce)
- Sharp roll-off (pente raide)
Le manuel signale un temps de rodage de 200 à 300 heures avant que l’appareil n’atteigne ses performances optimales.
À l’écoute : une conversion d’opinion
Soyons directs : le DSD n’a pas toujours été un format unanimement aimé. Trop propre, trop révélateur, mais parfois en défaut côté timing et engagement rythmique – c’est le reproche classique. Le DSD-WR change radicalement ce constat.
Filtres Zero et Normal : une transparence hors normes
Les filtres sans suréchantillonnage et à pente raide partagent une qualité commune : une transparence et une extension en haute fréquence saisissantes. L’imagerie est vaste, précise, tridimensionnelle : avec une profondeur de scène qui dépasse ce qu’on obtient habituellement en numérique. Les hautes fréquences ont ici une solidité et une propreté remarquables, sans grain, sans artificiel.
Le filtre Slow roll-off : là où tout se connecte
C’est avec le filtre à pente douce que l’APL DSD-WR révèle sa dimension émotionnelle. Il cède un peu de transparence en échange d’une cohérence rythmique nettement supérieure. Le pied commence à battre la mesure. Le corps s’implique. Le DSD “time” enfin — et bien.
Conclusion
L’APL DSD-WR est un convertisseur d’exception. Il ne se contente pas d’afficher des spécifications impressionnantes : il réconcilie des qualités que l’on croyait difficilement compatibles en numérique – résolution extrême, dynamique étendue, et engagement musical réel.
Spécifications techniques
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Type | DAC PCM/DXD/DSD tout transistors haute résolution |
| Entrées numériques | 1× AES/EBU, 2× coaxial, 1× USB, 1× DTR I2S propriétaire |
| Sorties analogiques | 1× stéréo asymétrique (RCA), 1× symétrique (XLR) |
| Résolution / Formats | PCM 44,1 kHz à 384 kHz ; DSD natif DSD64 à DSD256 |
| Poids / Prix | 12 kg / 22 950 € |
Quelle est la particularité du moteur de conversion APL ?
Contrairement aux DAC classiques, il convertit systématiquement tous les signaux entrants en DSD haute résolution avant la conversion analogique pour garantir une linéarité parfaite.
Peut-on l’utiliser sans préampli ?
Oui, le DSD-WR dispose d’un réglage de volume haut de gamme sans décimation, permettant une connexion directe aux amplificateurs de puissance.
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