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Audiolab 6000CDT MKII : le transport CD sans DAC change de mécanique, de servo, d’alimentation et d’horloge

Transport CD Audiolab 6000CDT MKII en finitions noire et argent, vue de trois quarts : fente de chargement, afficheur bleu, touches de lecture et interrupteur de mise en veille
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Ecrit par Thierry

Audiolab 6000CDT MKII : nouvelle mécanique à fente, servo, alimentation et horloge revus, CD de fichiers FLAC jusqu’à 96 kHz, 399 £ fin novembre 2026.

Par Thierry | Publié le 7 novembre 2026

Ce qu’il faut retenir

  • Audiolab renouvelle son transport CD d’entrée de gamme : le 6000CDT MKII arrive fin novembre 2026 à 399 £ (environ 460 €), en noir ou en argent, huit ans après le premier 6000CDT.
  • Cinq chantiers techniques : nouvelle mécanique à fente, servo d’asservissement revu, alimentation et transformateur sur mesure retravaillés, nouvelle horloge maître. Toujours aucun DAC : sorties coaxiale 75 ohms et optique uniquement.
  • Nouveauté pratique : lecture des CD gravés de fichiers FLAC (jusqu’à 96 kHz), WAV, WMA, MP3 et APE, trigger 12 V en entrée et en sortie, firmware actualisable par USB. Partenaire désigné : l’ampli 6000A MKII et son DAC ES9038Q2M.

Audiolab 6000CDT MKII : le transport CD de la série 6000 fait peau neuve

Un transport CD ne convertit rien : il lit le disque et envoie un flux numérique. Tout l’enjeu se joue donc en amont, sur la qualité de lecture, la stabilité du signal et le bruit que la mécanique injecte dans l’électronique. C’est précisément sur ces trois points qu’Audiolab dit avoir retravaillé son 6000CDT, en s’appuyant sur ce que la marque a appris avec ses séries 7000 et 9000.

Lancé en 2018 aux côtés de l’ampli 6000A, le 6000CDT avait une idée simple : proposer une mécanique sérieuse sans payer un DAC qu’on possède déjà. Nous l’avions passé au banc dans notre test complet de l’Audiolab 6000CDT, avec un verdict clair : un excellent « drive » pour qui dispose d’un bon convertisseur, malgré une télécommande encombrée de touches inutiles et l’absence de lecture des fichiers sur CD de données.

La version MKII ne change ni le format (445 x 80 x 307 mm, comme toute la série 6000) ni la philosophie. Elle reprend en revanche presque tout ce qui se trouve à l’intérieur, et corrige au passage une des limites que nous avions relevées.

Mécanique, servo et horloge : ce qu’Audiolab a changé

Le premier 6000CDT utilisait déjà un chargement par fente, emprunté au lecteur 8300CD. Le MKII passe à une nouvelle mécanique à fente, modifiée par Audiolab, avec trois objectifs affichés : une meilleure stabilité physique, moins de bruit de fonctionnement et une prise en charge du disque plus rapide. La marque l’associe à un servo revu, qui pilote la mise au point du laser, le suivi de piste et la vitesse de rotation, pour mieux exploiter la correction d’erreurs sur les disques abîmés.

💡 Pour comprendre : à quoi sert le servo d’un lecteur CD ?

La piste d’un CD est une spirale de quelques microns de large, et le disque n’est jamais parfaitement plat ni centré. Le servo est la boucle d’asservissement qui corrige en permanence la mise au point du laser, sa position sur la piste et la vitesse du moteur. Plus il est précis, moins le lecteur doit compter sur la correction d’erreurs, et plus la lecture d’un disque rayé reste intègre. Sur un transport, c’est l’un des rares leviers qui agissent directement sur la qualité des données envoyées au DAC.

Selon Audiolab, la mécanique, le servo, l’alimentation et le transformateur du 6000CDT MKII ont été développés ensemble, comme un seul système, plutôt que remplacés pièce par pièce.

Côté horloge, la fiche officielle de l’ancien modèle mentionnait un oscillateur à quartz compensé en température (TCXO). Pour le MKII, Audiolab parle d’une nouvelle architecture d’horloge maître de haute précision, censée fournir une référence temporelle plus stable aux sorties numériques, sans détailler le composant utilisé.

Transport CD Audiolab 6000CDT MKII en finitions noire et argent, vue de trois quarts : fente de chargement, afficheur bleu, touches de lecture et interrupteur de mise en veille

L’Audiolab 6000CDT MKII en noir et en argent : même façade de 445 mm que la série 6000, avec la fente de la nouvelle mécanique à gauche et l’afficheur au centre. Derrière, servo, alimentation, transformateur et horloge maître ont été revus ensemble.

Une alimentation pensée pour isoler le moteur

Un moteur de lecteur CD tire des pointes de courant à chaque accélération ou correction de servo. Le MKII reçoit un circuit d’alimentation retravaillé qui gère séparément les besoins des différents étages, ainsi qu’un transformateur spécifié sur mesure. Le but : empêcher ces perturbations de remonter vers l’horloge et les étages de sortie numérique, et garder autour d’eux un environnement électrique aussi silencieux que possible.

Des sorties coaxiale et optique, rien d’autre

Le 6000CDT MKII conserve une sortie coaxiale S/PDIF 75 ohms et une sortie optique. Le niveau de sortie passe de 550 à 500 mVpp (plus ou moins 50 mVpp), et la réponse en fréquence annoncée devient -0,01 dB entre 20 Hz et 20 kHz, contre moins de 0,5 dB sur l’ancienne fiche. Audiolab rappelle que la liaison optique assure aussi une isolation électrique entre le transport et le DAC. Le port USB-A arrière sert uniquement aux mises à jour du firmware : il ne transporte pas d’audio.

Face arrière de l'Audiolab 6000CDT MKII : prise secteur, interrupteur, entrée et sortie trigger 12 V, sorties numériques optique et coaxiale, port USB de mise à jour

La face arrière du 6000CDT MKII résume sa philosophie : prise secteur et interrupteur général à gauche, trigger 12 V en entrée et en sortie, une sortie optique et une sortie coaxiale, puis le port USB réservé au firmware. Aucune sortie analogique.

6000CDT contre 6000CDT MKII : les fiches côte à côte

Le tableau ci-dessous reprend uniquement les données publiées par Audiolab sur les deux fiches produit et dans le manuel du MKII. Quand une donnée n’apparaît pas sur la fiche de l’ancien modèle, nous l’indiquons comme non précisée.

Caractéristique (fiches officielles) 6000CDT (2018) 6000CDT MKII (2026)
Année de lancement 2018 2026
Mécanique Chargement par fente, reprise du lecteur 8300CD Nouvelle mécanique à fente, servo revu
Horloge maître Oscillateur à quartz compensé en température (TCXO) Nouvelle horloge maître de haute précision
Disques et fichiers Non précisé sur la fiche CD, CD-R, CD-RW, CD de données FLAC, WAV, WMA, MP3, APE
Fréquence d’échantillonnage 44,1 kHz 44,1 kHz (CD), 44,1 à 96 kHz (CD de données)
Réponse en fréquence (20 Hz à 20 kHz) Inférieure à 0,5 dB -0,01 dB (réf. 1 kHz)
Niveau de sortie numérique 550 mVpp plus ou moins 50 500 mVpp plus ou moins 50
Sorties 1 coaxiale 75 ohms, 1 optique 1 coaxiale 75 ohms, 1 optique
Trigger 12 V Non précisé Entrée et sortie
Mise à jour du firmware Non précisé Par clé USB (port USB-A)
Consommation en veille Moins de 0,5 W Moins de 0,5 W
Dimensions (L x H x P) 445 x 80 x 307 mm 445 x 80 x 307 mm

La vraie nouveauté d’usage est la lecture des CD de données. Le manuel liste le FLAC de 44,1 à 96 kHz en 16 ou 24 bits, ainsi que le WAV, le WMA, le MP3 et l’APE en 44,1 et 48 kHz. Les fichiers protégés par DRM restent illisibles.

💡 Pour comprendre : pourquoi un CD de fichiers peut dépasser la qualité CD

Un CD audio classique (norme Red Book) est figé à 16 bits et 44,1 kHz. Un CD de données, lui, n’est qu’un support de stockage de 700 Mo environ : on peut y graver des fichiers FLAC en 24 bits et 96 kHz, donc en haute résolution. Le transport lit alors le fichier, le décode et l’envoie en S/PDIF à la fréquence d’origine. Le DAC branché derrière doit simplement accepter ce débit sur son entrée coaxiale ou optique.

Ergonomie : trigger 12 V et télécommande

Le MKII ajoute une entrée trigger 12 V pour sortir de veille avec le reste du système et une sortie de liaison pour transmettre l’ordre à d’autres appareils. On garde l’accès direct aux pistes, la répétition, la lecture aléatoire et la programmation de 99 pistes, un écran désactivable, une mise en veille automatique réglable et une télécommande à deux piles AAA, dont certaines touches pilotent un ampli Audiolab.

Prix, disponibilité et coloris

Le 6000CDT MKII sera disponible fin novembre 2026 en noir ou en argent, pour s’assortir aux autres éléments de la série 6000. Il pèse 5,5 kg net.

Audiolab annonce 399 £ au Royaume-Uni, soit environ 460 € au taux de change actuel. Aucun prix officiel en euros n’est encore publié pour la France : il faudra attendre l’annonce des distributeurs, qui peut s’écarter de la simple conversion.

Pour qui un transport sans DAC a-t-il du sens ?

Le schéma le plus évident est celui que pousse Audiolab : un 6000CDT MKII posé sur un ampli 6000A MKII, dont le DAC ES9038Q2M assure la conversion. On évite ainsi de payer deux convertisseurs dans la même chaîne, et le trigger 12 V allume les deux appareils ensemble. La marque cite aussi les éléments compatibles des séries 7000 et 9000 et ses DAC D7 et D9. Le second public est celui qui possède déjà un DAC externe de bon niveau et ne veut qu’une source fiable : pour lui, chaque euro payé pour un étage de conversion intégré serait perdu. Ceux qui préfèrent comparer peuvent parcourir les transports CD hi-fi sur Amazon.

Face aux lecteurs CD complets du même prix, le 6000CDT MKII fait le pari inverse : tout le budget va à la lecture du disque, rien au convertisseur.

En face, la concurrence se résume à peu de modèles dans cette gamme de prix, comme le Cambridge Audio CXC, ou des approches différentes, à l’image du transport CD audiophile Shanling CT90. Le contexte compte aussi : les mécaniques CD se raréfient, et plusieurs marques ont déjà dû arrêter des lecteurs faute de pièces, comme nous l’expliquions à propos de la pénurie de mécaniques optiques chez Naim et PS Audio. Lancer une nouvelle mécanique dans un appareil à moins de 500 € est donc un signal fort.

Un signal au marché du CD

Le 6000CDT MKII n’est pas une révolution, c’est une remise à niveau méthodique d’un produit qui marchait. Mécanique neuve, servo, alimentation et horloge revus, CD de fichiers en haute résolution : Audiolab traite le CD comme un format vivant, au moment où beaucoup le considèrent comme une niche en sursis.

Mon avis

Je trouve la démarche plus honnête que spectaculaire, et c’est un compliment. Audiolab ne promet pas de « son » au transport, il promet une lecture plus stable et un signal plus propre, ce qui est exactement le travail d’un drive. Changer la mécanique à l’heure où les fournisseurs disparaissent, c’est aussi garantir des pièces pour plusieurs années, et c’est peut-être l’argument le plus solide du MKII.

La lecture des CD de FLAC en 96 kHz corrige un vrai manque de l’ancien modèle. Elle intéressera surtout ceux qui gravent encore leurs téléchargements, un public réduit mais fidèle. Je regrette en revanche le flou sur l’horloge : l’ancien modèle affichait clairement son TCXO, le nouveau se contente d’une « horloge de haute précision ». J’aimerais savoir ce qui a réellement changé.

Pour un possesseur de 6000A MKII, l’association coule de source. Pour quelqu’un sans DAC, je conseillerais plutôt un lecteur CD complet : un transport seul n’a de sens que si le convertisseur est déjà là. Reste le prix français, qui décidera de tout : à 460 €, c’est une évidence, à 600 €, la question se posera.

Toutes les caractéristiques, le manuel et les visuels du 6000CDT MKII sont disponibles sur le site Audiolab.

Vous hésitez entre ce transport et un lecteur CD complet, ou vous vous demandez si votre DAC acceptera le 96 kHz sur son entrée optique ? Posez votre question en commentaire, les lecteurs du site ont souvent la réponse, et sinon je suis là.

FAQ – Audiolab 6000CDT MKII

Quel est le prix de l’Audiolab 6000CDT MKII ?

Audiolab annonce le 6000CDT MKII à 399 £ au Royaume-Uni, soit environ 460 € au taux de change actuel. Aucun prix officiel en euros n’est encore communiqué pour la France. La commercialisation est prévue fin novembre 2026.


Le 6000CDT MKII peut-il se brancher directement sur des enceintes ou un ampli sans entrée numérique ?

Non. C’est un transport pur : il n’a ni DAC ni sortie analogique. Il faut le relier à un appareil qui convertit le signal, par exemple un ampli intégré doté d’un DAC comme le 6000A MKII, ou un DAC externe muni d’une entrée coaxiale ou optique.


Quelles sont les différences avec le premier 6000CDT ?

Audiolab change cinq éléments : la mécanique, l’asservissement (servo), le circuit d’alimentation, le transformateur et l’horloge maître. Sur la fiche officielle, la réponse en fréquence passe de moins de 0,5 dB à -0,01 dB entre 20 Hz et 20 kHz, et l’appareil accepte désormais les CD de données jusqu’à 96 kHz alors que l’ancien était limité à 44,1 kHz.


Quels formats de fichiers le 6000CDT MKII lit-il sur un CD gravé ?

Le manuel liste le FLAC (44,1 à 96 kHz, 16 ou 24 bits), le WAV, le WMA, le MP3 et l’APE (44,1 et 48 kHz). Les contenus protégés par DRM ne sont pas lus. Les CD audio classiques, les CD-R et les CD-RW restent bien sûr pris en charge.


Quelles sorties propose le 6000CDT MKII ?

Une sortie coaxiale S/PDIF 75 ohms et une sortie optique, avec un niveau de 500 mVpp plus ou moins 50 mVpp. À l’arrière on trouve aussi une entrée et une sortie trigger 12 V et un port USB-A réservé aux mises à jour du firmware. Il n’y a pas de sortie USB audio ni de sortie AES/EBU.


Avec quels appareils l’associer ?

Audiolab le présente comme le partenaire du 6000A MKII, dont le DAC ES9038Q2M se charge de la conversion. La marque cite aussi les appareils compatibles des séries 7000 et 9000 et ses DAC D7 et D9. Tout DAC tiers doté d’une entrée coaxiale ou optique convient également.


Le 6000CDT MKII est-il livré avec une télécommande ?

Oui, le manuel décrit une télécommande à deux piles AAA, d’une portée annoncée de 15 mètres, avec accès direct aux pistes, programmation, lecture aléatoire et répétition. Certaines touches ne servent qu’avec d’autres appareils Audiolab, notamment pour piloter un ampli de la marque.


Quelles sont ses dimensions et son poids ?

Le 6000CDT MKII mesure 445 x 80 x 307 mm, au format des autres éléments de la série 6000, pour 5,5 kg net. Il existe en noir et en argent, ce qui permet de l’assortir à un 6000A MKII de la même teinte.

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Thierry

Salut, c'est Thierry.

Depuis 2019, je teste indépendamment des centaines de DAC et amplis.

Mon but ? Vous aider à naviguer dans la jungle de la Hi-Fi pour trouver le son parfait, sans vous tromper.

Passionné d'audio depuis toujours, je teste des DAC, baladeurs et casques avec une obsession : séparer ce qui s'entend vraiment du discours marketing.

Thierry est ma signature ici ; derrière, il y a un humain bien réel, ses oreilles et son banc d'essai. Je travaille avec l'aide de l'intelligence artificielle pour la recherche documentaire, la structuration et la mise en forme de mes articles - y compris la dictée vocale, qui me permet d'écrire comme je parle.

En revanche, les choix éditoriaux, les vérifications techniques et les avis restent les miens : rien n'est publié sans ma relecture et ma validation.

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