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Moondrop EVO 2 : les crochets Bluetooth pour IEM passent à l’ampli Class-D, au Bluetooth 6.0 et à 15 heures d’autonomie

Crochets d'oreille Bluetooth Moondrop EVO 2 (EVO II) gris anthracite reliés à des écouteurs intra-auriculaires argentés, posés sur l'étui de charge renforcé noir à rainures marqué EVO II, smartphone en arrière-plan
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Ecrit par Thierry

Par Thierry | Publié le 7 octobre 2026

Ce qu’il faut retenir

  • Le Moondrop EVO 2 (aussi écrit EVO II) est la deuxième génération des crochets d’oreille Bluetooth DAC/ampli de la marque chinoise, conçus pour rendre sans fil des écouteurs intra-auriculaires (IEM) à câble détachable. Prix : environ 95 euros (16 650 yens TTC) au Japon depuis le 5 octobre, et autour de 100 euros TTC (99,99 dollars) chez les revendeurs internationaux.
  • Architecture entièrement repensée : puce Bluetooth maison MOONDROP TWS-01 gravée en 22 nm, Bluetooth 6.0 et un amplificateur numérique Class-D (Analog Devices) au rendement supérieur à 90 %, à la place du duo DAC ESS ES9318 de la première génération. Codecs SBC, AAC, LDAC (24 bits/96 kHz), LHDC-V (24 bits/192 kHz) et LC3 (Bluetooth LE Audio).
  • Autonomie annoncée de 15 heures par charge, 60 heures au total avec l’étui renforcé étanche, égaliseur paramétrique 10 bandes, mode jeu à 60 ms et connecteur amovible : 2 broches 0,78 mm d’origine, modules MMCX et FitEar proposés en option. Face au FiiO UTWS5 et à l’iFi GO pods, l’EVO 2 joue la carte du prix serré.

Moondrop EVO 2 : la deuxième génération qui veut libérer vos intra-auriculaires du câble

Avec l’EVO 2, Moondrop remet sur le métier son adaptateur Bluetooth à crochets d’oreille, un produit dont la première version avait séduit par l’idée mais déçu par son autonomie et sa stabilité. Cette fois, la marque change complètement d’architecture : nouvelle puce maison, amplification Class-D, Bluetooth 6.0 et codecs haute résolution de dernière génération. L’objectif est clair : convaincre les possesseurs d’IEM filaires haut de gamme qu’on peut couper le fil sans sacrifier le son ni l’autonomie.

Le principe des crochets Bluetooth pour IEM est simple : on débranche le câble de ses écouteurs intra-auriculaires, on les connecte à deux petits modules qui se placent derrière l’oreille, et ces modules embarquent chacun un récepteur Bluetooth, une batterie, une conversion numérique-analogique et un étage d’amplification. Autrement dit, chaque crochet devient un petit DAC portable sans fil taillé pour les écouteurs que l’on possède déjà, plutôt qu’une paire de true wireless de plus.

La première génération de l’EVO reposait sur deux puces ESS ES9318 (une par côté), une connexion Bluetooth 5.2 et la famille de codecs aptX, dont l’aptX Adaptive. Le rendu était apprécié, mais l’autonomie, de l’ordre de deux heures par charge, et un étui jugé peu pratique en limitaient franchement l’intérêt au quotidien. L’EVO 2 répond point par point à ces critiques.

Coffret du Moondrop EVO 2 avec sa boîte blanche et sa boîte illustrée façon manga, devant lesquelles sont posés l'étui de charge rigide noir fermé marqué EVO II et les deux crochets Bluetooth montés sur des écouteurs argentés

Le Moondrop EVO 2 avec son emballage : boîte blanche, boîte illustrée façon manga, étui de charge rigide et crochets montés sur des écouteurs.

Une architecture repensée autour d’un ampli numérique Class-D

Le cœur du changement tient en deux composants. D’abord la puce Bluetooth MOONDROP TWS-01, développée par la marque et gravée en 22 nm, qui gère la connexion, le décodage des codecs et le traitement DSP en consommant peu. Ensuite, Moondrop abandonne la topologie classique « DAC + ampli casque » au profit d’un amplificateur numérique Class-D signé Analog Devices, une famille de composants à l’origine destinée à piloter les petits haut-parleurs des appareils mobiles.

💡 Pour comprendre : qu’est-ce qu’un amplificateur Class-D ?

Un amplificateur classique (classe A ou AB) fait varier en continu le courant qui traverse ses transistors, ce qui dissipe beaucoup d’énergie en chaleur. Un amplificateur Class-D fonctionne en commutation : ses transistors sont soit totalement ouverts, soit totalement fermés, des centaines de milliers de fois par seconde, et un filtre reconstitue ensuite le signal audio. Résultat : très peu de pertes, avec des rendements qui dépassent souvent 90 %. Sur un appareil alimenté par une minuscule batterie, comme un crochet Bluetooth, cette efficacité se traduit directement en heures d’écoute supplémentaires. Longtemps soupçonnée de dureté, la Class-D a beaucoup progressé et équipe aujourd’hui de nombreux appareils hi-fi réputés.

Selon Moondrop, cette approche atteint plus de 90 % de rendement, avec une distorsion plus faible et un rapport signal/bruit plus élevé que les puces d’amplification traditionnelles, tout en consommant moins. C’est précisément le talon d’Achille de la première génération qui est ici visé.

Moondrop ne publie pas encore, à ce stade, de fiche de mesures détaillée (puissance de sortie, THD+N, rapport signal/bruit chiffré) pour l’EVO 2, là où la première génération affichait 0,002 % de THD+N et 118 dB de plage dynamique. Il faudra donc attendre les premières mesures indépendantes pour juger concrètement du gain apporté par la Class-D, notamment avec des IEM très sensibles, qui trahissent vite le moindre souffle.

Bluetooth 6.0 et codecs haute résolution

L’EVO 2 passe au Bluetooth 6.0, avec une portée annoncée d’environ 10 mètres en champ libre. Côté codecs, la liste est complète pour le monde Android : SBC et AAC pour la compatibilité universelle (iPhone compris), LDAC jusqu’à 24 bits/96 kHz, LHDC-V (LHDC 5.0) jusqu’à 24 bits/192 kHz et LC3, le codec du Bluetooth LE Audio. En revanche, la famille aptX de Qualcomm, présente sur la première génération, n’apparaît plus dans la liste.

💡 Pour comprendre : LDAC, LHDC-V et LC3, quelles différences ?

Un codec Bluetooth compresse la musique côté téléphone puis la décompresse côté écouteur, car la liaison sans fil ne peut pas transporter un fichier haute résolution brut. Le LDAC (Sony) et le LHDC-V (Savitech) sont des codecs « haute résolution » à débit élevé, capables de transmettre des signaux 24 bits, mais ils exigent un smartphone Android compatible et une bonne qualité de liaison. Le LC3, lui, est le codec du Bluetooth LE Audio : il vise une meilleure efficacité, donc une latence et une consommation réduites à qualité équivalente. Sur iPhone, c’est l’AAC qui sera utilisé dans tous les cas.

Point pratique à connaître : chez Moondrop, le LDAC, le LHDC et le LC3 doivent être activés manuellement dans l’application, et la marque précise que leur activation peut augmenter la consommation et réduire l’autonomie. En LC3, l’EVO 2 apparaît d’ailleurs sous un nom d’appareil distinct (« LEA ») sur le smartphone.

DSP de deuxième génération et égaliseur paramétrique 10 bandes

L’EVO 2 profite du DSP « en ligne » de deuxième génération de Moondrop, piloté depuis l’application : égaliseur paramétrique 10 bandes, accès à une base de courbes de réponse en fréquence dans le cloud, correction automatique vers une courbe cible, sauvegarde de réglages personnels et téléchargement de profils partagés par la communauté.

Pour qui branche des IEM d’une autre marque, c’est un vrai plus : l’égalisation permet de corriger la signature de ses écouteurs directement dans le crochet, quel que soit le smartphone utilisé.

Visuel officiel du Moondrop EVO 2 : les deux crochets Bluetooth montés sur des écouteurs argentés devant un cadran gradué affichant 45 h, soit l'autonomie ajoutée par l'étui de charge aux 15 heures des crochets

Les 45 heures affichées correspondent à l’autonomie ajoutée par l’étui. Les crochets tiennent 15 heures par charge, soit 60 heures au total.

Autonomie, étui renforcé et connecteurs amovibles

Grâce au couple puce 22 nm et ampli Class-D, Moondrop annonce jusqu’à 15 heures d’écoute en continu sur une charge, contre environ deux heures pour la première génération. L’étui de charge fournit 45 heures supplémentaires, soit trois recharges complètes et 60 heures au total. La marque précise que ces chiffres ont été relevés en AAC à 50 % du volume : en LDAC ou en LHDC-V, il faut donc s’attendre à moins.

L’étui lui-même change de philosophie. Fini la pochette souple : l’EVO 2 est livré dans un étui rigide résistant à l’écrasement et à l’eau, avec rembourrage intérieur et valve d’équilibrage de pression, pensé pour transporter des IEM coûteux, voire des moulages sur mesure, sans risque. Les crochets eux-mêmes sont annoncés résistants aux projections du quotidien.

Deux gros plans du Moondrop EVO 2 : à gauche le rembourrage en mousse du couvercle de l'étui et le marquage CE d'un crochet, à droite le connecteur 2 broches 0,78 mm doré au bout du crochet et un contact de charge de l'étui

Gros plans du Moondrop EVO 2 : la mousse qui tapisse le couvercle de l’étui, et le connecteur 2 broches 0,78 mm livré d’origine en bout de crochet.

Du 2 broches au MMCX et au FitEar

Autre nouveauté pratique : le connecteur de chaque crochet est désormais amovible. D’origine, l’EVO 2 est équipé du standard 2 broches 0,78 mm, le plus répandu sur les IEM chinois. Des modules MMCX et FitEar sont proposés séparément, ce qui ouvre la compatibilité à une large partie du parc d’écouteurs (Shure, Sennheiser, Campfire et de nombreux IEM japonais) sans changer tout le système. Leurs tarifs n’ont pas encore été communiqués.

Appels, mode jeu et commandes tactiles

Chaque crochet intègre un double microphone à formation de faisceau (beamforming) avec réduction du bruit ambiant (ENC) pour les appels. Un mode jeu à faible latence, d’environ 60 ms, s’active d’un quadruple tapotement sur l’une ou l’autre des surfaces tactiles. Les gestes sont personnalisables dans l’application MOONDROP Link.

Étui de charge rigide Moondrop EVO 2 ouvert, avec les deux crochets Bluetooth gris anthracite logés dans leur emplacement, connecteurs 2 broches 0,78 mm dorés, contacts de charge, voyants LED et port USB-C

L’étui renforcé du Moondrop EVO 2 ouvert, avec les deux crochets en charge et leurs connecteurs 2 broches 0,78 mm.

Prix et disponibilité

Au Japon, l’EVO 2 est commercialisé depuis le 5 octobre au prix de 16 650 yens TTC, soit environ 95 euros. À l’international, il est déjà référencé à 99,99 dollars chez plusieurs revendeurs spécialisés, soit environ 85 euros hors taxes et un peu plus de 100 euros TTC une fois la TVA française appliquée. Aucun prix public français n’a encore été annoncé par un distributeur officiel, et le produit n’est pas encore référencé sur Amazon France à l’heure où nous écrivons.

Le tarif reste donc identique à celui de la première génération, ce qui rend la mise à jour d’autant plus intéressante au vu du saut technique.

Positionnement et concurrence

Sur le créneau des crochets Bluetooth pour IEM, la référence reste le FiiO UTWS5 (version 2025), avec son double DAC AKM AK4332, son LDAC et sa recharge sans contact, vendu autour de 150 à 160 euros. Plus haut, l’iFi GO pods vise les audiophiles exigeants avec une puissance de sortie élevée, mais autour de 400 euros. Sous l’EVO 2, on trouve des adaptateurs d’entrée de gamme comme le KZ AZ09, nettement moins ambitieux en codecs et en autonomie. Pour comparer les modèles du moment, vous pouvez parcourir notre sélection d’adaptateurs Bluetooth à crochet pour intra-auriculaires disponibles sur Amazon.

Avec 15 heures d’autonomie, le LHDC-V à 192 kHz, le LC3 et des connecteurs interchangeables pour une centaine d’euros, l’EVO 2 propose sur le papier la fiche technique la plus complète de sa catégorie. Le FiiO garde l’avantage de l’aptX Adaptive et de la recharge sans contact, l’iFi celui de la puissance brute.

Reste la question du son, que seule l’écoute tranchera : un ampli Class-D bien implémenté peut être d’une grande transparence, mais l’implémentation fait tout, surtout avec des IEM multi-transducteurs sensibles. Si vous hésitez encore entre crochet Bluetooth et petit dongle USB-C filaire, nos dernières actualités hi-fi nomade passent régulièrement en revue les deux approches.

Un signal fort sur le marché des IEM sans fil

L’EVO 2 illustre une tendance de fond : plutôt que de multiplier les écouteurs true wireless jetables, les marques audiophiles proposent de « sans-filiser » des IEM que l’on garde des années. En réglant les défauts d’autonomie et de transport de la première génération, Moondrop pourrait bien faire de l’EVO 2 l’accessoire nomade le plus rationnel du moment pour qui possède déjà de bons intra-auriculaires. Et pour ceux qui cherchent justement les écouteurs à y brancher, notre sélection d’écouteurs intra-auriculaires IEM à connecteur 2 broches est un bon point de départ.

Vous utilisez déjà des crochets Bluetooth avec vos IEM, ou vous hésitez à franchir le pas ? Dites-nous en commentaire avec quels écouteurs vous comptez l’associer, sinon je suis là pour en discuter.

Pour la fiche technique complète, la compatibilité des connecteurs et le téléchargement de l’application, rendez-vous sur le site Moondrop.

FAQ – Moondrop EVO 2

Qu’est-ce que le Moondrop EVO 2 ?

Le Moondrop EVO 2 (ou EVO II) est une paire de crochets d’oreille Bluetooth qui se branchent sur des écouteurs intra-auriculaires à câble détachable pour les rendre totalement sans fil. Chaque crochet intègre un récepteur Bluetooth 6.0, une batterie, un traitement DSP et un amplificateur numérique Class-D. Il succède à l’EVO de première génération avec une architecture entièrement revue et une autonomie bien supérieure.


Quelles sont les différences entre l’EVO et l’EVO 2 ?

L’EVO de première génération utilisait deux puces ESS ES9318, du Bluetooth 5.2 et les codecs aptX, avec une autonomie d’environ deux heures. L’EVO 2 passe à une puce maison TWS-01 gravée en 22 nm, au Bluetooth 6.0, à un ampli numérique Class-D et aux codecs LDAC, LHDC-V et LC3. L’autonomie grimpe à 15 heures par charge, l’étui devient rigide et étanche, et le connecteur devient interchangeable.


Quels écouteurs sont compatibles avec le Moondrop EVO 2 ?

D’origine, l’EVO 2 est équipé de connecteurs 2 broches 0,78 mm, le standard le plus courant sur les IEM à câble détachable. Des modules MMCX et FitEar sont proposés séparément, ce qui étend la compatibilité à de nombreux écouteurs de marques occidentales et japonaises. Il faut simplement vérifier la forme de l’embase de vos écouteurs (encastrée ou en saillie) avant achat pour garantir un bon maintien.


Quels codecs Bluetooth le Moondrop EVO 2 prend-il en charge ?

L’EVO 2 prend en charge le SBC, l’AAC, le LDAC jusqu’à 24 bits/96 kHz, le LHDC-V (LHDC 5.0) jusqu’à 24 bits/192 kHz et le LC3 du Bluetooth LE Audio. Le LDAC, le LHDC et le LC3 doivent être activés manuellement dans l’application Moondrop, au prix d’une consommation plus élevée. Les codecs aptX de Qualcomm ne figurent pas dans la liste.


Quelle est l’autonomie du Moondrop EVO 2 ?

Moondrop annonce jusqu’à 15 heures d’écoute en continu par charge, et 45 heures supplémentaires grâce à l’étui, soit 60 heures au total. Ces valeurs ont été mesurées en AAC à 50 % du volume. Avec des codecs haute résolution comme le LDAC ou le LHDC-V, l’autonomie réelle sera plus faible.


Le Moondrop EVO 2 fonctionne-t-il avec un iPhone ?

Oui, l’EVO 2 se connecte à un iPhone comme n’importe quel appareil Bluetooth et utilise alors le codec AAC. Les codecs haute résolution LDAC et LHDC-V ne sont pas pris en charge par les iPhone, ils sont réservés aux smartphones Android compatibles. L’égaliseur paramétrique, qui fonctionne dans le crochet lui-même, reste exploitable via l’application.


Peut-on jouer et téléphoner avec le Moondrop EVO 2 ?

Oui. Un mode jeu à faible latence, d’environ 60 ms, s’active d’un quadruple tapotement sur la surface tactile d’un des crochets. Pour les appels, chaque crochet intègre un double microphone à formation de faisceau avec réduction du bruit ambiant (ENC). Les commandes tactiles sont personnalisables dans l’application MOONDROP Link.


Quel est le prix du Moondrop EVO 2 en France ?

Aucun prix public français officiel n’a encore été communiqué. Au Japon, l’EVO 2 est vendu 16 650 yens TTC, soit environ 95 euros, et il est référencé à 99,99 dollars chez les revendeurs internationaux, soit un peu plus de 100 euros TTC avec la TVA française. Il se place ainsi sous le FiiO UTWS5 (autour de 150 à 160 euros) et très loin de l’iFi GO pods (autour de 400 euros).

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Thierry

Salut, c'est Thierry.

Depuis 2019, je teste indépendamment des centaines de DAC et amplis.

Mon but ? Vous aider à naviguer dans la jungle de la Hi-Fi pour trouver le son parfait, sans vous tromper.

Passionné d'audio depuis toujours, je teste des DAC, baladeurs et casques avec une obsession : séparer ce qui s'entend vraiment du discours marketing.

Thierry est ma signature ici ; derrière, il y a un humain bien réel, ses oreilles et son banc d'essai. Je travaille avec l'aide de l'intelligence artificielle pour la recherche documentaire, la structuration et la mise en forme de mes articles - y compris la dictée vocale, qui me permet d'écrire comme je parle.

En revanche, les choix éditoriaux, les vérifications techniques et les avis restent les miens : rien n'est publié sans ma relecture et ma validation.

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