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Meze Empyrean JAPONIA : le casque planar en édition limitée japonaise qui ressuscite la signature du premier Empyrean

Écouteurs intra-auriculaires Meze ASTRU en titane usiné finition satinée avec câble tressé argenté et guides d'oreille, présentés à côté du casque planar magnétique ouvert Meze Empyrean JAPONIA en finition noir et cuivre avec grilles ajourées à motif géométrique, arceau carbone, bandeau cuir et emblème Lyre Bird rouge
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Ecrit par Thierry

Par Thierry | Publié le 25 août 2026

Ce qu’il faut retenir

  • Meze Audio lance l’Empyrean JAPONIA, une édition limitée du casque planar magnétique ouvert exclusivement réservée au marché japonais, commercialisée à 550 000 yens TTC, soit environ 2 960 euros au taux de change du 24 août 2026, depuis le 21 août 2026. Aucune commercialisation européenne annoncée à ce jour.
  • Contrairement à ce que laissent entendre certains communiqués, la fiche technique officielle du JAPONIA reprend celle du premier Empyrean et non celle de l’Empyrean II : diaphragme Rinaro Isoplanar MZ3 de 102 × 73 mm, impédance 31,6 ohms, sensibilité 100 dB SPL/mW à 1 kHz, bande passante 4 Hz à 110 kHz, DHT inférieure à 0,01 %, poids 430 g, châssis en ABS chargé de fibre de verre.
  • Le même jour, les intra-auriculaires Meze ASTRU arrivent officiellement au Japon à 154 000 yens. Rappel utile pour le lecteur français : ils sont déjà distribués en France depuis le 20 mars 2026 au tarif de 899 euros, chez les revendeurs hi-fi spécialisés et quelques grandes enseignes.

Meze Audio réserve au Japon une édition limitée de l’Empyrean

Il y a des marchés qui pèsent plus lourd que leur taille ne le laisse supposer. Le Japon est de ceux-là pour le casque haut de gamme, avec une culture de l’écoute nomade et une exigence de finition qui poussent régulièrement les fabricants occidentaux à concevoir des séries spécifiques. Meze Audio, manufacture roumaine installée à Baia Mare, franchit ce pas avec l’Empyrean JAPONIA, une déclinaison limitée de son casque planar ouvert historique, vendue uniquement sur le territoire japonais.

Meze Audio s’est construit une réputation sur un principe assez rare dans la hi-fi : concevoir des objets réparables, dont chaque pièce peut être remplacée, et dont le design assume une part d’artisanat. L’Empyrean, lancé fin 2018, a posé les bases de cette identité avec son driver isodynamique hybride développé avec l’ukrainien Rinaro. La marque a depuis étoffé son catalogue vers le haut avec l’Elite, puis avec le casque planar Meze Arta, qui explore une autre approche du transducteur plan.

Le JAPONIA ne cherche pas à repousser une limite technique. Il fait le contraire, et c’est précisément ce qui le rend intéressant : il revient sur les pas du premier Empyrean, celui que beaucoup d’auditeurs japonais avaient adopté pour sa rondeur et son absence d’agressivité, à une époque où la mode planar penchait déjà vers l’analyse clinique.

Un diaphragme Rinaro MZ3, et pas celui de l’Empyrean II

Le cœur du JAPONIA est un driver isodynamique hybride Rinaro, une architecture qui combine deux zones de bobinage distinctes sur un même diaphragme ovoïde de 102 × 73 mm. La partie supérieure, en forme de spirale, gère le grave et le bas médium. La partie inférieure, à conducteurs parallèles, prend en charge le haut médium et l’aigu, et se trouve positionnée face au conduit auditif. L’idée est de rapprocher les fréquences directionnelles de l’oreille tout en laissant respirer le grave sur une surface plus large.

💡 Pour comprendre : qu’est-ce qu’un driver isodynamique hybride ?

Dans un casque planar magnétique, le haut-parleur n’est pas un cône mais une membrane plate et ultra fine, sur laquelle est imprimé un circuit conducteur. Cette membrane est tendue entre des aimants, et le courant musical qui traverse le circuit la fait vibrer sur toute sa surface d’un seul tenant, sans le mouvement de piston d’un haut-parleur classique. Le terme isodynamique signifie simplement que la force appliquée est répartie de façon homogène sur toute la membrane, ce qui limite les déformations parasites. L’approche hybride de Rinaro ajoute une subtilité : au lieu d’un seul motif de conducteurs, la membrane en porte deux, dessinés différemment et dédiés chacun à une partie du spectre. Concrètement, le grave et l’aigu ne sont plus produits exactement au même endroit de la membrane, ce qui permet de placer les aigus juste en face du conduit auditif et de gagner en netteté sans durcir le rendu.

Le point qui mérite d’être signalé, parce qu’il n’est pas évident à la lecture des communiqués : la fiche technique publiée par Meze pour le JAPONIA est celle du diaphragme MZ3, celui du premier Empyrean, et non celle du MZ3SE qui équipe l’Empyrean II.

Les chiffres officiels sont sans ambiguïté. Le JAPONIA annonce 31,6 ohms d’impédance, 100 dB SPL/mW de sensibilité à 1 kHz, une bande passante de 4 Hz à 110 kHz et 430 grammes sur la balance. L’Empyrean II, lui, affiche 32 ohms, 90 dB SPL/mW, 8 Hz à 110 kHz et 449 grammes. Ce ne sont pas des écarts de mesure ou d’arrondi, ce sont deux fiches produit différentes.

Ce que cela change à l’écoute et à l’amplification

Dix décibels d’écart de sensibilité, ce n’est pas un détail. À puissance égale, le JAPONIA joue nettement plus fort que l’Empyrean II, ce qui le rend plus facile à alimenter et plus tolérant vis-à-vis d’un amplificateur casque modeste ou d’un DAC nomade. C’est cohérent avec le positionnement revendiqué : un casque de plaisir, pas un casque de laboratoire. Meze décrit d’ailleurs l’accord du JAPONIA comme une restitution de la chaleur, de la profondeur et de la musicalité naturelle qui avaient fait le succès de la première génération.

Pour l’auditeur qui vient de l’Empyrean II, le changement se joue donc sur deux plans à la fois : le transducteur et son accord. Il ne s’agit pas d’une simple opération de coloris sur une base identique, ce que la présentation marketing pourrait laisser croire.

Une finition noir et cuivre ponctuée de rouge

Visuellement, le JAPONIA reprend le duo noir et cuivre du premier Empyrean, avec des grilles latérales au motif géométrique répété. Le signe distinctif tient dans l’emblème rouge du Lyre Bird, l’oiseau lyre qui sert de logo à la marque, et dans la gravure JAPONIA portée par le casque. Ce nom n’a rien d’un anglicisme marketing : Japonia est simplement le mot roumain pour désigner le Japon, ce qui fait de l’objet un clin d’œil croisé entre les deux cultures. Le rouge et le noir renvoient au drapeau japonais autant qu’à l’identité chromatique de Meze.

Côté livraison, le casque arrive avec deux jeux de coussinets, une paire Duo à base de cuir et une paire Alcantara, un câble d’amélioration en cuivre PCUHD terminé en 6,35 mm, et une valise de présentation signée par le fondateur de la marque. Le châssis reste en ABS chargé de fibre de verre, matériau retenu par Meze pour son rapport rigidité sur masse.

Écouteurs intra-auriculaires Meze ASTRU en titane usiné finition satinée avec câble tressé argenté et guides d'oreille, présentés à côté du casque planar magnétique ouvert Meze Empyrean JAPONIA en finition noir et cuivre avec grilles ajourées à motif géométrique, arceau carbone, bandeau cuir et emblème Lyre Bird rouge

Les deux nouveautés Meze Audio du 21 août 2026 sur le marché japonais. À gauche, les intra-auriculaires ASTRU et leur coque monobloc usinée dans la masse de titane pur, avec leur câble LC-OFC argenté et leur connectique 2 broches. À droite, le casque planar magnétique ouvert Empyrean JAPONIA, édition limitée japonaise reconnaissable à ses grilles cuivrées au motif répété, à son arceau en fibre de carbone et à l’emblème rouge du Lyre Bird qui signe cette série spéciale.

L’ASTRU rejoint le catalogue japonais à 154 000 yens

La seconde annonce du 21 août concerne les intra-auriculaires ASTRU, qui arrivent officiellement sur le marché japonais au tarif de 154 000 yens. Précision utile pour le lecteur français : il ne s’agit pas d’une nouveauté mondiale. L’ASTRU est distribué en Europe depuis le 20 mars 2026, au tarif public de 899 euros, et nous l’avions détaillé à sa sortie dans notre prise en main des intra Meze Astru.

L’ASTRU repose sur un unique transducteur dynamique de 10 mm, ce qui est presque un acte de résistance sur un segment où l’empilement de drivers à armature équilibrée est devenu la norme. Sa membrane est un empilement composite : un dôme en PEEK, recouvert d’une couche de titane, sur lequel Meze dépose 80 couches d’or ultra fines par pulvérisation cathodique magnétron en courant continu, un procédé que la marque annonce étalé sur 48 heures.

💡 Pour comprendre : la pulvérisation cathodique magnétron

Le sputtering, ou pulvérisation cathodique, est une technique de dépôt sous vide empruntée à l’industrie des semi-conducteurs et de l’optique. On bombarde une cible métallique, ici de l’or, avec des ions énergétiques, ce qui arrache des atomes un par un. Ces atomes viennent ensuite se redéposer sur la pièce à traiter, en l’occurrence la membrane du haut-parleur, en formant un film d’une régularité impossible à obtenir avec une peinture ou un vernis. Le magnétron désigne le champ magnétique qui confine le plasma près de la cible pour rendre l’opération plus efficace. L’intérêt en audio est double : on ajoute de la rigidité à la membrane sans lui ajouter de masse significative, et l’empilement de couches très fines amortit les résonances mieux qu’une couche unique de même épaisseur. Le revers est le temps machine, et donc le coût.

Un usinage titane qui explique une partie du tarif

La coque de l’ASTRU est usinée par commande numérique dans un bloc de titane pur, en construction monobloc, puis traitée par électrodéposition multi étapes pour obtenir sa finition satinée. Meze annonce jusqu’à sept jours d’usinage par exemplaire. L’ergonomie reprend les enseignements des modèles ALBA et ADVAR, avec un système de ventilation intégré chargé de réguler la pression derrière le transducteur, ce que la marque associe à une extension et à un poids de grave accrus sous 200 Hz ainsi qu’à une fatigue d’écoute réduite.

Les caractéristiques annoncées sont de 111 dB SPL/mW à 1 kHz, 32 ohms d’impédance, 5 Hz à 35 kHz de bande passante, une DHT inférieure à 0,1 % à 1 kHz et 13,4 grammes par écouteur. Le câble fourni mesure 1,2 mètre, en conducteurs LC-OFC argentés sous gaine SoftFlex PVC, avec connecteurs 2 broches et prise 4,4 mm symétrique. Un adaptateur 4,4 vers 3,5 mm, cinq tailles d’embouts en silicone liquide, un étui rigide et une pochette complètent la dotation.

Prix, quantités et distribution

L’Empyrean JAPONIA est vendu 550 000 yens toutes taxes comprises, soit environ 2 960 euros au taux de change du 24 août 2026, la marque affichant de son côté 3 304 dollars sur son site japonais. Il s’agit d’une édition limitée réservée au territoire japonais, disponible depuis le 21 août 2026 dans le réseau spécialisé local. Meze ne communique pas publiquement le nombre exact d’exemplaires produits, information que nous n’inventerons pas ici.

Pour l’ASTRU, la comparaison mérite d’être faite proprement. Les 154 000 yens japonais représentent environ 830 euros au même taux, donc en dessous des 899 euros affichés en France. L’écart fond toutefois dès qu’on raisonne en import réel : à la TVA française de 20 % à l’entrée s’ajoutent les frais de port, les frais de dossier du transporteur et l’absence de prise en charge de la garantie par le réseau hexagonal. Le total dépasse alors largement le tarif français. L’acheteur français a donc tout intérêt à passer par la distribution locale, où l’ASTRU est référencé depuis le printemps.

Positionnement et concurrence

À 550 000 yens, l’Empyrean JAPONIA se place au-dessus de l’Empyrean II international, facturé 2 999 dollars, et vient border par le bas le territoire de l’Elite. Sur le segment du planar ouvert haut de gamme, les rivaux directs restent l’Audeze LCD-5, le HiFiMan Susvara Unveiled et le Dan Clark Audio Stealth, tous distribués par des réseaux hi-fi spécialisés et non par les grandes plateformes généralistes. Aucun de ces casques n’est disponible sur Amazon France, ce qui reste la norme sur ce niveau de tarif. Pour les lecteurs qui veulent explorer le planar magnétique à un niveau d’investissement plus mesuré, il est possible de parcourir la sélection de casques planar magnétiques disponibles en ligne, qui couvre l’ensemble des positionnements de prix.

La vraie singularité du JAPONIA n’est pas son prix ni sa finition, mais son parti pris d’accord. Dans un marché où chaque génération de planar promet plus de résolution et plus de silence entre les notes, revenir volontairement à une signature plus charnue et plus indulgente est une prise de position, pas une régression technique.

Du côté de l’ASTRU, la concurrence à 899 euros est nettement plus accessible et bien mieux distribuée. Le Sennheiser IE 600 reste la référence évidente du transducteur dynamique unique sur ce segment, avec son boîtier en ZR01 amorphe et sa signature plus tendue. Le Final A8000 en titane et le Campfire Audio Solaris jouent également dans cette zone, avec des philosophies très différentes. La stratégie du mono driver dynamique face aux configurations multi transducteurs est un débat qui traverse tout le segment, et l’ASTRU y apporte un argument de fabrication difficile à ignorer.

Cette stratégie d’édition réservée à un seul territoire n’est pas isolée. Le marché japonais concentre une clientèle audiophile dense et fidèle, ce qui incite plusieurs marques occidentales à y placer des versions ou des lancements dédiés, comme nous l’avions observé avec les séries pensées d’abord pour le marché japonais.

💡 Pour comprendre : pourquoi la sensibilité se lit en dB SPL/mW et parfois en dB SPL/V

Quand une marque annonce 100 dB SPL/mW, elle indique le niveau sonore produit par le casque quand on lui injecte un milliwatt de puissance. Certaines fiches préfèrent le dB SPL par volt, qui mesure le niveau obtenu pour un volt de tension à ses bornes. Les deux unités décrivent la même réalité mais ne donnent pas les mêmes chiffres, et la conversion de l’une à l’autre dépend de l’impédance du casque. C’est une source classique de confusion quand on compare deux fiches techniques trouvées à deux endroits différents : un même casque peut sembler dix ou quinze décibels plus sensible selon l’unité retenue. La règle pratique est simple : ne comparez jamais deux sensibilités sans vérifier d’abord qu’elles sont exprimées dans la même unité, et à impédance comparable.

Le signal envoyé au marché

En sortant une édition qui réhabilite explicitement l’accord de la première génération, Meze reconnaît en creux que la montée en résolution de l’Empyrean II n’a pas fait l’unanimité chez tous les auditeurs de la marque. C’est une lecture honnête du marché, et une manière élégante de garder les deux publics sans renier la nouvelle plateforme. Reste que cette réponse est aujourd’hui réservée à un seul pays, ce qui laissera forcément des amateurs européens sur leur faim.

Si une déclinaison internationale devait voir le jour, la question du positionnement tarifaire face à l’Empyrean II se poserait immédiatement. En attendant, l’ASTRU reste la porte d’entrée la plus concrète dans les nouveautés Meze 2026 pour un acheteur français, à 899 euros et sans passer par l’import.

Vous hésitez entre le planar ouvert de salon et l’intra nomade pour votre prochaine écoute sérieuse, ou vous vous demandez quelle source alimenter derrière ? Posez la question, sinon je suis là pour dégrossir le sujet avec vous, notamment sur le choix du DAC et de l’amplification qui va avec ce type de casque.

Les fiches produit complètes, les visuels officiels et le réseau de revendeurs sont consultables sur le site Meze Audio.

FAQ – Meze Audio Empyrean JAPONIA et Meze ASTRU

Qu’est-ce que le Meze Empyrean JAPONIA ?

Le Meze Empyrean JAPONIA est une édition limitée du casque planar magnétique ouvert Empyrean, réservée au marché japonais et commercialisée depuis le 21 août 2026 au tarif de 550 000 yens toutes taxes comprises, soit environ 2 960 euros au taux de change du 24 août 2026. Il reprend le duo chromatique noir et cuivre du premier Empyrean, avec un emblème Lyre Bird rouge et une gravure JAPONIA. Le nom vient du mot roumain désignant le Japon, la marque étant installée à Baia Mare en Roumanie. Son accord vise à retrouver la chaleur et la musicalité naturelle de la première génération d’Empyrean.


Le JAPONIA reprend-il les caractéristiques de l’Empyrean II ?

Non, et c’est le point le plus souvent mal rapporté. La fiche technique officielle publiée par Meze pour le JAPONIA correspond au diaphragme Rinaro Isoplanar MZ3, celui du premier Empyrean : 31,6 ohms d’impédance, 100 dB SPL/mW de sensibilité à 1 kHz, bande passante de 4 Hz à 110 kHz, DHT inférieure à 0,01 %, SPL maximal supérieur à 130 dB et poids de 430 grammes. L’Empyrean II, lui, annonce 32 ohms, 90 dB SPL/mW, 8 Hz à 110 kHz et 449 grammes. Ce sont bien deux fiches produit distinctes, pas une différence d’arrondi.


Le Meze Empyrean JAPONIA sera-t-il disponible en France ?

Aucune commercialisation européenne n’est annoncée à ce jour. Le JAPONIA est présenté comme une édition limitée exclusivement destinée au marché japonais, distribuée par le réseau spécialisé local. Meze ne communique pas publiquement le nombre d’exemplaires produits. Un acheteur français souhaitant s’en procurer un devrait passer par l’import, avec les contraintes habituelles en matière de droits de douane, de TVA à l’entrée et surtout de prise en charge de la garantie, qui ne serait pas assurée par le réseau français.


Quelle amplification faut-il prévoir pour le JAPONIA ?

Avec 31,6 ohms et 100 dB SPL/mW, le JAPONIA est nettement plus sensible que l’Empyrean II et ses 90 dB SPL/mW. Il se contente donc d’une amplification casque plus modeste et se montre plus tolérant avec un DAC nomade doté d’une sortie symétrique correcte. Cela ne dispense pas d’une source propre : un casque sensible met aussi davantage en évidence le souffle et le bruit de fond d’un étage de sortie médiocre. Une alimentation soignée et un plancher de bruit bas comptent ici autant que la puissance disponible.


Qu’est-ce qui distingue le driver Rinaro Isodynamic Hybrid Array ?

Il s’agit d’une membrane plane ovoïde de 102 × 73 mm qui porte deux motifs conducteurs différents au lieu d’un seul. Une zone en spirale, sur la partie supérieure, gère le grave et le bas médium sur une large surface. Une zone à conducteurs parallèles, sur la partie inférieure, prend en charge le haut médium et l’aigu et se trouve placée en vis-à-vis du conduit auditif. Cette répartition permet de rapprocher les fréquences directionnelles de l’oreille tout en conservant une grande surface émissive dans le grave, ce qui explique en partie la forme ovoïde inhabituelle des coques Empyrean.


Les Meze ASTRU sont-ils une nouveauté ?

Pas pour l’acheteur européen. Les ASTRU sont distribués en France depuis le 20 mars 2026 au tarif public de 899 euros. L’annonce du 21 août 2026 concerne uniquement leur arrivée officielle sur le marché japonais, au tarif de 154 000 yens, soit environ 830 euros au taux de change du 24 août 2026. Ce tarif japonais est donc légèrement inférieur au prix français, mais l’avantage disparaît en import réel une fois ajoutés la TVA de 20 % à l’entrée, les frais de port et les frais de dossier du transporteur, sans compter la garantie non prise en charge par le réseau français.


Quelles sont les caractéristiques techniques des Meze ASTRU ?

Les ASTRU embarquent un unique transducteur dynamique de 10 mm dont la membrane associe un dôme en PEEK, un revêtement de titane et 80 couches d’or ultra fines déposées par pulvérisation cathodique magnétron. Les caractéristiques annoncées sont de 111 dB SPL/mW à 1 kHz, 32 ohms d’impédance, une bande passante de 5 Hz à 35 kHz, une DHT inférieure à 0,1 % à 1 kHz et 13,4 grammes par écouteur. La coque est usinée par commande numérique dans un bloc de titane pur. Le câble de 1,2 mètre utilise des conducteurs LC-OFC argentés, une connectique 2 broches et une prise 4,4 mm symétrique.


Quels sont les concurrents directs de ces deux produits ?

Pour l’Empyrean JAPONIA, les rivaux sur le planar ouvert haut de gamme sont l’Audeze LCD-5, le HiFiMan Susvara Unveiled et le Dan Clark Audio Stealth, tous écoulés par des réseaux hi-fi spécialisés plutôt que par les plateformes généralistes. Pour les ASTRU à 899 euros, la comparaison la plus directe est le Sennheiser IE 600, autre transducteur dynamique unique mais à la signature plus tendue, complété par le Final A8000 en titane et le Campfire Audio Solaris. Le débat mono driver dynamique contre configurations multi transducteurs reste l’un des plus vifs de ce segment tarifaire.

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Thierry

Salut, c'est Thierry.

Depuis 2019, je teste indépendamment des centaines de DAC et amplis.

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Passionné d'audio depuis toujours, je teste des DAC, baladeurs et casques avec une obsession : séparer ce qui s'entend vraiment du discours marketing.

Thierry est ma signature ici ; derrière, il y a un humain bien réel, ses oreilles et son banc d'essai. Je travaille avec l'aide de l'intelligence artificielle pour la recherche documentaire, la structuration et la mise en forme de mes articles - y compris la dictée vocale, qui me permet d'écrire comme je parle.

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