Par Thierry | Publié le 23 août 2026
Ce qu’il faut retenir
- Le LAiV Harmony DAC 2 est le nouveau vaisseau amiral du fabricant singapourien LAiV, fondé en 2023. Architecture ladder R2R discrète entièrement symétrique, buffer de sortie discret en Classe A, isolation numérique totale entre étages numérique et analogique. Tarif annoncé 3 994 $, contre 3 249 $ pour le Harmony DAC de première génération.
- Trois modes de traitement au choix : NOS pur, suréchantillonnage maison, ou étage SRC matériel qui convertit le PCM jusqu’à 705,6 / 768 kHz. Le DSD reste traité en NOS, converti directement en multibit vers l’échelle R2R. Entrées USB, I2S, coaxiale, optique, plus une entrée horloge maître externe 10 MHz sur BNC 50 ohms qui ne réclame plus de DDC intermédiaire.
- Livraison annoncée septembre-octobre 2026, première série très limitée, en noir ou argent. Un kit d’upgrade pour les possesseurs du Harmony DAC d’origine est confirmé, liste définitive attendue courant août. L’alimentation linéaire Crescendo BEAT (494 $, tore 70 VA, sorties 15 V/2 A et 5 V/3 A) complète l’annonce.
LAiV Harmony DAC 2, quand un jeune constructeur singapourien monte d’un cran
Fondée en 2023 à Singapour, LAiV s’est fait remarquer très vite avec un premier Harmony DAC à échelle de résistances qui affichait une exigence de construction rare pour une marque naissante. Trois ans plus tard, le constructeur ne se contente pas d’un lifting cosmétique : le Harmony DAC 2 revoit l’étage de sortie, l’isolation, la gestion d’horloge et le traitement du signal numérique. Sur un segment où Denafrips et Holo Audio ont installé leurs repères, l’arrivée d’un troisième acteur asiatique crédible autour de 4 000 dollars n’a rien d’anodin.
Le marché du convertisseur à échelle de résistances a connu une renaissance spectaculaire ces dix dernières années. Longtemps réservée aux machines de laboratoire et aux DAC historiques des années 90, l’architecture ladder est redevenue un argument commercial de premier plan chez les audiophiles lassés du son des puces delta-sigma intégrées. Sur dacaudiousb.com, nous suivons de près cette bascule et nous consacrons une large place aux convertisseurs USB audiophiles qui exploitent ce principe.
LAiV arrive donc sur un terrain déjà occupé, mais avec une proposition technique qui ne se contente pas de recopier les recettes du voisin. Le Harmony DAC 2 est vendu 3 994 $ et sera accompagné d’une alimentation linéaire maison, la Crescendo BEAT, facturée 494 $. Les deux produits sont annoncés en série limitée pour la première fournée.
Une échelle R2R discrète entièrement symétrique
Le cœur du Harmony DAC 2 reste ce qui a fait la réputation du modèle d’origine : une échelle de résistances discrète, câblée en configuration entièrement symétrique. Autrement dit, pas de puce de conversion du commerce, mais un réseau de résistances de précision qui traduit directement la valeur numérique de chaque échantillon en tension analogique. Le pilotage numérique est confié à un FPGA Intel Cyclone, secondé par une horloge interne Crystek CCHD-957, une référence bien connue des amateurs de jitter mesuré au femtoseconde.
💡 Pour comprendre : qu’est-ce qu’un DAC R2R discret ?
Un convertisseur R2R, aussi appelé ladder DAC ou DAC à échelle de résistances, reconstruit le signal analogique à partir d’un réseau de résistances de deux valeurs seulement : R et 2R, d’où le nom. Chaque bit du mot numérique ouvre ou ferme un interrupteur qui ajoute ou non sa contribution de tension, et la somme de toutes ces contributions forme directement l’onde analogique. On parle de conception discrète quand ce réseau est réalisé avec des composants individuels sur le circuit imprimé, au lieu d’être gravé dans une puce du commerce. L’avantage revendiqué est un rapport à la dynamique et aux micro-informations jugé plus naturel par de nombreux auditeurs, la contrepartie étant un coût de fabrication élevé, car la précision de chaque résistance conditionne directement la linéarité de l’ensemble.
Là où le Harmony DAC de première génération sortait le signal via un étage plus conventionnel, le DAC 2 lui adjoint un buffer de sortie discret fonctionnant en Classe A, avec une impédance de sortie abaissée. La conséquence pratique est immédiate : le convertisseur devient beaucoup moins sensible à la charge que lui présente le préamplificateur ou l’amplificateur intégré placé en aval.
Autre changement notable pour ceux qui jonglent entre plusieurs systèmes : les sorties XLR et RCA peuvent désormais être utilisées simultanément, ce que LAiV déconseillait sur le modèle précédent. Les niveaux annoncés sont de 4,15 Vrms sous moins de 50 ohms en symétrique, et 2,08 Vrms sous moins de 25 ohms en asymétrique.
Isolation numérique complète entre les deux mondes
Le Harmony DAC 2 introduit une isolation numérique intégrale entre la section d’entrée numérique et la section analogique. Concrètement, les masses des deux domaines ne communiquent plus directement, ce qui coupe la route aux pollutions haute fréquence remontant depuis l’ordinateur, le streamer ou le serveur connecté en USB. C’est un point de conception que l’on retrouve chez les concurrents haut de gamme et dont l’absence se paie souvent par un voile de bruit difficile à localiser.
Mesures annoncées
LAiV communique un THD+N de 0,0035 %, un rapport signal sur bruit supérieur à 125 dB, une dynamique supérieure à 110 dB et une diaphonie inférieure à -120 dB. La réponse en fréquence est donnée pour 20 Hz à 20 kHz à ± 0,25 dB. Ces chiffres placent le DAC 2 dans le peloton des machines sérieuses sans prétendre battre les records de puces delta-sigma modernes, ce qui reste cohérent avec la philosophie d’une conversion à échelle de résistances.
NOS, suréchantillonnage maison ou SRC matériel : trois philosophies dans une seule machine
C’est probablement l’apport le plus intéressant de cette seconde génération. Le Harmony DAC 2 propose trois traitements distincts du flux PCM : le mode NOS qui envoie les échantillons tels quels vers l’échelle R2R, un algorithme de suréchantillonnage développé en interne par LAiV, et surtout un étage SRC matériel capable de porter le signal jusqu’à 705,6 ou 768 kHz avant conversion. Le premier Harmony ne proposait que les deux premiers.
💡 Pour comprendre : NOS, OS et SRC, trois façons de traiter le même signal
En mode NOS, pour non-oversampling, le convertisseur reçoit les échantillons à leur fréquence d’origine et les restitue sans les multiplier. Le rendu est souvent décrit comme plus direct et plus charnu, au prix d’une réponse en haut du spectre légèrement adoucie. Le suréchantillonnage, ou OS, calcule au contraire des échantillons intermédiaires pour repousser les artefacts de repliement loin de la bande audible, ce qui donne généralement une image plus aérée et un aigu plus étendu. Le SRC matériel, lui, effectue cette conversion de fréquence dans un circuit dédié plutôt que dans le processeur principal, ce qui libère le FPGA et permet d’atteindre des fréquences très élevées sans compromis de calcul. Avoir les trois dans le même boîtier revient à pouvoir changer de philosophie de restitution selon l’enregistrement écouté, sans changer de matériel.
Le traitement du DSD suit une logique différente et volontairement minimaliste : LAiV le convertit directement en multibit pour alimenter l’échelle R2R, sans suréchantillonnage ni passage par le SRC. Le flux DSD reste donc traité en NOS de bout en bout, ce qui correspond à la lecture la plus littérale possible du format.
Connectique et débits acceptés
Les entrées USB et I2S acceptent le PCM jusqu’à 768 kHz et le DSD256. Les entrées optique et coaxiale plafonnent logiquement à 192 kHz en PCM et DSD64 en DoP, limite inhérente au protocole S/PDIF et non au convertisseur. La mise à jour du firmware passe par un port USB-C en face arrière, et un trigger 12 V bidirectionnel permet d’intégrer la machine dans une chaîne à mise sous tension séquencée.

Le bloc de connexions du LAiV Harmony DAC 2, avec la section ANALOG OUTPUT à gauche et le début de la section DIGITAL INPUT à droite. Les sorties XLR symétriques et RCA asymétriques peuvent cette fois être exploitées simultanément, une possibilité que LAiV déconseillait sur le Harmony DAC de première génération.
L’entrée horloge 10 MHz, la fin du DDC obligatoire
Le Harmony DAC 2 accepte une horloge maître externe à 10 MHz sur une entrée BNC 50 ohms, avec une plage d’amplitude de 0,5 à 3,3 volts. Sur la génération précédente, il fallait passer par une interface numérique intermédiaire de type DDC pour bénéficier d’une référence externe. Ici, le lien est direct.
💡 Pour comprendre : à quoi sert une horloge externe 10 MHz ?
Un convertisseur numérique-analogique doit savoir exactement quand restituer chaque échantillon. Cette cadence est donnée par une horloge interne, et la moindre irrégularité dans son battement, ce que l’on appelle le jitter, se traduit par une imprécision temporelle sur le signal reconstruit. Une horloge externe de référence à 10 MHz, souvent fondée sur un oscillateur au rubidium ou à quartz thermostaté, offre une stabilité très supérieure et sert de métronome maître à l’ensemble de la chaîne numérique. L’intérêt réel dépend beaucoup de la qualité de l’horloge interne d’origine, et le Harmony DAC 2 embarque déjà une Crystek CCHD-957 réputée pour son très faible bruit de phase. Cette entrée s’adresse donc surtout à ceux qui possèdent déjà une horloge de référence pour synchroniser plusieurs maillons.
Façade, affichage et pilotage
La façade accueille un écran TFT couleur de 960 × 400 points qui affiche la source, le mode de conversion et la fréquence d’échantillonnage verrouillée de manière lisible à distance, ce qui n’est pas si courant sur cette catégorie de produits. Le pilotage se fait au bouton rotatif ou via la télécommande Harmony RCX fournie. Le châssis mesure 255 × 250 × 50 mm, 75 mm avec les pointes, pour une consommation de 14,7 W en fonctionnement et 2,5 W en veille. LAiV ne communique pas encore le poids de la machine, indiqué comme à confirmer sur la fiche officielle.
Crescendo BEAT, l’alimentation linéaire qui accompagne la gamme
Annoncée en même temps, la Crescendo BEAT est une alimentation linéaire double sortie logée dans un châssis aluminium sans ventilateur de 168 × 167 × 70 mm pour 2,33 kg. Elle repose sur un transformateur torique de 70 VA, un redressement à diodes Schottky, une capacité de filtrage totale de 17 990 µF et une régulation linéaire à deux étages par rail.
Les chiffres de bruit annoncés méritent d’être lus précisément : 10 µVrms ou moins à vide, et 50 µVrms ou moins en pleine charge, avec une réjection d’ondulation supérieure à 82 dB. Les deux sorties, 15 V / 2 A et 5 V / 3 A, fonctionnent simultanément, sur des fiches DC de 5,5 / 2,5 mm pour le 15 V et 5,5 / 2,1 mm pour le 5 V. Deux câbles DC de 50 cm sont fournis, ainsi qu’un cordon secteur. Les protections couvrent la surintensité, la surtension, la surchauffe et le court-circuit, et la consommation au repos est donnée pour 1,3 W sous 230 V.

Les deux faces de la LAiV Crescendo BEAT en finition noire. En haut, la façade minimaliste avec le logo BEAT gravé sur le flanc et les trois témoins lumineux de veille, de rail 15 V et de rail 5 V. En bas, le panneau arrière avec ses deux sorties DC indépendantes, son interrupteur secteur et son embase IEC à porte-fusible.
Quels appareils alimenter avec la Crescendo BEAT ?
LAiV cible explicitement ses propres Harmony µDAC et Harmony µDDC, ainsi que les streamers et lecteurs réseau alimentés en 5 V ou en 15 V par bloc secteur d’origine. C’est typiquement le cas d’usage où le remplacement d’une alimentation à découpage par une alimentation linéaire produit le gain le plus audible, puisque l’appareil concerné n’a souvent aucun filtrage sérieux en interne. Pour explorer ce terrain, vous pouvez parcourir notre sélection d’alimentations linéaires audiophiles disponibles sur Amazon, qui couvre l’ensemble des tensions courantes.
Gamme, kit d’upgrade, prix et disponibilité
Le point qui va intéresser les possesseurs actuels : LAiV confirme un kit d’upgrade destiné aux propriétaires du Harmony DAC de première génération, censé apporter une partie des nouveautés du DAC 2. Le constructeur invite les concernés à s’inscrire pour être prioritaires, avec une liste définitive des évolutions couvertes attendue courant août 2026. Le tarif de ce kit n’est pas encore annoncé, et les quantités sont d’ores et déjà décrites comme très limitées.
Côté tarifs, le Harmony DAC 2 est affiché 3 994 $, à comparer aux 3 249 $ du Harmony DAC d’origine et aux 1 149 $ du Harmony µDAC en entrée de gamme. Les livraisons sont annoncées pour septembre-octobre 2026, avec une première série très limitée, en finition noire ou argent, et une garantie de 24 mois. La Crescendo BEAT est facturée 494 $ et annoncée disponible dès août, avec des expéditions vers les États-Unis à partir de septembre. En France, l’alimentation apparaît déjà en précommande chez les distributeurs spécialisés autour de 457,50 € hors taxes, soit environ 549 € TTC. Le tarif euro du Harmony DAC 2 n’est en revanche pas encore publié par le réseau français.
Positionnement et concurrence sur le segment 4 000 dollars
À 3 994 $, le Harmony DAC 2 se place exactement dans le couloir le plus disputé du convertisseur à échelle de résistances. En face, le Denafrips Venus 15th est affiché 3 999 $ avec une architecture R2R symétrique elle aussi, et le Holo Audio Spring 3 en version KTE évolue au même niveau tarifaire. Un cran plus haut, le Chord Electronics Hugo TT 2 à 5 695 $ défend une approche radicalement différente fondée sur un traitement FPGA propriétaire et intègre un ampli casque, ce que ne fait pas le LAiV.
La différenciation du Harmony DAC 2 ne se joue pas sur l’échelle R2R elle-même, que ses concurrents pratiquent depuis plus longtemps, mais sur la combinaison rare qu’il propose : trois modes de traitement PCM dont un SRC matériel, une entrée horloge 10 MHz sans DDC intermédiaire, une isolation numérique complète et des sorties XLR et RCA exploitables en parallèle. C’est un cahier des charges de machine de studio appliqué à un produit domestique.
Il faut aussi replacer ce tarif dans une perspective plus large. Le segment R2R s’est massivement démocratisé par le bas, avec des propositions comme le FiiO K17 à 989,99 $ ou le HiFiMAN SERENADE à 999 $, qui rendent l’architecture accessible pour un cinquième du prix. Nous suivons régulièrement l’actualité des convertisseurs numériques et cette pression par le bas oblige les machines à 4 000 dollars à justifier leur écart autrement que par le principe de conversion seul.
Un signal envoyé au marché haut de gamme
En trois ans d’existence, LAiV est passé d’un premier convertisseur remarqué à une gamme cohérente couvrant le DAC de bureau, l’interface numérique, l’amplification et désormais l’alimentation linéaire dédiée. Le Harmony DAC 2 marque le moment où la marque cesse de jouer le rôle de l’outsider prometteur pour se poser en alternative assumée aux références installées. La première série volontairement limitée relève autant de la prudence industrielle que de la stratégie de désirabilité.
Pour ceux qui hésitent encore entre les différentes philosophies de conversion avant de mettre 4 000 dollars sur la table, notre dossier sur les DAC à échelle de résistances permet de poser les bonnes questions, et il est toujours possible de découvrir notre sélection de DAC R2R sur Amazon pour comparer les positionnements tarifaires. Et si vous voulez qu’on en discute avant d’appuyer sur le bouton de précommande, sinon je suis là.
Les fiches techniques complètes du Harmony DAC 2 et de la Crescendo BEAT, ainsi que le formulaire d’inscription au kit d’upgrade, sont consultables sur le site LAiV.

FAQ – LAiV Harmony DAC 2
Qu’est-ce que le LAiV Harmony DAC 2 ?
Le LAiV Harmony DAC 2 est le convertisseur numérique-analogique vaisseau amiral du fabricant singapourien LAiV, fondé en 2023. Il repose sur une échelle de résistances R2R discrète entièrement symétrique, pilotée par un FPGA Intel Cyclone et cadencée par une horloge Crystek CCHD-957. Il ajoute par rapport au modèle d’origine un buffer de sortie discret en Classe A, une isolation numérique complète et un étage SRC matériel. Il est annoncé à 3 994 $ avec des livraisons prévues entre septembre et octobre 2026.
Quelle est la différence entre le Harmony DAC 2 et le Harmony DAC d’origine ?
Le DAC 2 conserve l’architecture ladder R2R symétrique du premier modèle mais y ajoute plusieurs évolutions significatives. On note l’arrivée d’un étage SRC matériel capable de porter le PCM jusqu’à 705,6 ou 768 kHz, une entrée horloge maître 10 MHz directe sur BNC là où le modèle d’origine réclamait un DDC intermédiaire, un buffer de sortie discret en Classe A à impédance réduite, l’usage simultané des sorties XLR et RCA, une isolation numérique intégrale, un nouvel écran couleur 960 × 400, un trigger 12 V et la mise à jour firmware en USB-C. L’écart tarifaire est de 745 $, le premier Harmony DAC étant affiché 3 249 $.
Quels formats audio le Harmony DAC 2 accepte-t-il ?
Sur les entrées USB et I2S, le convertisseur accepte le PCM jusqu’à 768 kHz et le DSD jusqu’au DSD256. Sur les entrées optique et coaxiale, la limite descend à 192 kHz en PCM et DSD64 en DoP, ce qui correspond aux contraintes du protocole S/PDIF et non à une limitation de la machine. Le PCM peut être traité en NOS, en suréchantillonnage maison ou via l’étage SRC matériel. Le DSD, lui, est systématiquement traité en NOS et converti directement en multibit pour alimenter l’échelle R2R, sans suréchantillonnage ni passage par le SRC.
À quoi sert le mode NOS et faut-il le préférer au suréchantillonnage ?
Le mode NOS, pour non-oversampling, restitue les échantillons à leur fréquence d’origine sans en calculer d’intermédiaires. Beaucoup d’auditeurs lui trouvent une immédiateté et une densité de timbre particulières, avec en contrepartie un extrême aigu parfois légèrement adouci et un filtrage de reconstruction moins agressif. Le suréchantillonnage maison de LAiV et l’étage SRC matériel offrent à l’inverse une image plus étendue vers le haut du spectre. Aucun des trois n’est objectivement supérieur : l’intérêt du Harmony DAC 2 est justement de pouvoir basculer selon l’enregistrement et selon le reste de la chaîne.
Peut-on utiliser les sorties XLR et RCA en même temps ?
Oui, et c’est une nouveauté du DAC 2. LAiV déconseillait explicitement cet usage sur le Harmony DAC de première génération. Le nouveau buffer de sortie discret en Classe A, à impédance abaissée, autorise l’exploitation concurrente des deux jeux de sorties. Les niveaux annoncés sont de 4,15 Vrms sous moins de 50 ohms en XLR et 2,08 Vrms sous moins de 25 ohms en RCA. C’est pratique pour alimenter simultanément un amplificateur principal en symétrique et un caisson actif ou un second système en asymétrique.
Faut-il obligatoirement une horloge externe 10 MHz ?
Non, l’entrée BNC 50 ohms est une option, pas une nécessité. Le Harmony DAC 2 embarque déjà une horloge interne Crystek CCHD-957, réputée pour son très faible bruit de phase, et fonctionne parfaitement sans référence externe. L’entrée 10 MHz s’adresse aux installations où une horloge maître de référence, au rubidium ou à quartz thermostaté, synchronise déjà plusieurs maillons numériques. L’apport réel dépend entièrement de la qualité de cette horloge externe : une référence médiocre peut dégrader le résultat plutôt que l’améliorer.
Que propose la LAiV Crescendo BEAT et avec quels appareils ?
La Crescendo BEAT est une alimentation linéaire double sortie de 494 $, dans un châssis aluminium sans ventilateur de 168 × 167 × 70 mm pour 2,33 kg. Elle utilise un transformateur torique de 70 VA, un redressement Schottky, 17 990 µF de filtrage et une régulation linéaire à deux étages par rail. Le bruit annoncé est de 10 µVrms ou moins à vide et 50 µVrms ou moins en pleine charge, avec une réjection d’ondulation supérieure à 82 dB. Les deux sorties 15 V / 2 A et 5 V / 3 A fonctionnent simultanément et visent notamment les Harmony µDAC et µDDC de la marque, ainsi que les streamers alimentés par bloc secteur d’origine. Deux câbles DC de 50 cm sont fournis.
Où acheter le Harmony DAC 2 et quels sont ses concurrents directs ?
LAiV n’est pas distribué sur Amazon France. Le Harmony DAC 2 se commande en précommande directement auprès de la marque et de son réseau de revendeurs hi-fi spécialisés européens, avec des livraisons annoncées entre septembre et octobre 2026 sur une première série très limitée. La Crescendo BEAT apparaît déjà en précommande chez les distributeurs français autour de 457,50 € hors taxes, soit environ 549 € TTC. Sur le plan concurrentiel, les rivaux directs sont le Denafrips Venus 15th à 3 999 $ et le Holo Audio Spring 3 en version KTE, tous deux à architecture R2R, tandis que le Chord Electronics Hugo TT 2 à 5 695 $ propose une approche FPGA propriétaire avec ampli casque intégré.

